Droits de l’Homme en RDC : le BCNUDH sensibilise les parlementaires et commissaires de la CNDH sur le bien-fondé de la justice transitionnelle
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Le Bureau Conjoint des Nations Unis aux Droits de l’Homme estime que la justice transitionnelle est « une nécessité pour aider la RDC à rompre avec le cycle des conflits ». C’est dans ce cadre qu’il a sensibilisé les parlementaires et les commissaires de la Commission Nationale des Droits de l’Homme sur la forme de justice. C’était au cours d’une matinée de sensibilisation tenue ce mardi 13 juin à Kinshasa.
Le choix des participants se justifie par le fait que « le parlement et la CNDH sont des deux institutions qui, par leur vocation, sont d’une importance capitale dans la mise en œuvre de la politique nationale de justice transitionnelle en cours », a souligné Coulibaly Souleymane Kafana, représentant du directeur et coordonnateur de l’unité Justice Transitionnelle et lutte contre l’impunité du BCNUDH qui a en outre invité ces deux institutions à « être davantage impliquées dans la mise en œuvre de la stratégie globale de la RDC dans le domaine de la justice transitionnelle ».
Le président de la commission Droits de l’Homme de l’Assemblée Nationale Simon-Pierre Iyananio Moligi a pour sa part, rappelé à ses collègues parlementaires leur mission législative qui consiste à « voter la loi sur la politique nationale de justice transitionnelle, sa loi budgétaire mais aussi assurer le contrôle de l’action exécutive sur la mise en œuvre de la justice transitionnelle en RDC ».
La Commission Nationale des Droits de l’Homme représentée à ces assises par son président Paul Nsapu a loué l’initiative du BCNUDH. A l’en croire, la justice transitionnelle est à la fois « un besoin et une nécessité » pour le peuple congolais afin de « rompre avec le passé sombre des conflits armés ». D’où, le nouveau numéro 1 de la CNDH en a souhaité la mise en œuvre de cette justice.
Au-delà de la mise en œuvre de la justice transitionnelle, Paul Nsapu a également émis le vœu de voir « la justice classique être renforcée ».
Pour faire face au lourd héritage du passé, caractérisé entre autres par des conflits armés ayant entrainé des violations massives des droits de l’homme , aborder la transition d’un contexte de violences vers une société respectueuse des droits de l’homme, plus juste, stable et unie, la RDC, à travers le président de la République, avait pris la décision, plus de dix ans après la publication du rapport Mapping, de placer la justice transitionnelle au centre de l’agenda du gouvernement.
AM
