Mise en place de la justice transitionnelle en RDC: l’équipe d’assistance technique en retraite de trois jours

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Dépêchée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour appuyer le processus de justice transitionnelle en République Démocratique du Congo, l’équipe d’assistance technique est en retraite à Kinshasa du 22 au 24 novembre 2022 sur initiative du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme.

Durant trois jours des travaux, les membres de cette nouvelle équipe sont en train d’acquérir des notions sur leur mandat et implications en RDC.

Le travail de ces experts consiste entre autres à la recherche des preuves sur les fosses communes ou autopsies découlant des exactions commises dans le passé sur toute l’étendue du pays a rappelé le directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme et représentant du haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme en RDC.

« Ces experts sont constitués  des médecins-légistes qui sont des spécialistes en pathologie, en anthropologie et en archéologie. Leur travail consistera à fouiller, ouvrir les fosses communes et analyser leurs contenus», a dit Abdoul Aziz Thioye avant de poursuivre : « Nous avons également des spécialistes chargés de protection des victimes et témoins exposés à ces violences du passé ».

A en croire le représentant du haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme en RDC, la mission de cette équipe va se dérouler dans le respect des règles en matière de Droits Humains question de permettre le rétablissement de la justice sociale, l’apaisement et la paix en RDC.

« C’est un travail scientifique. C’est l’assistance technique qui se fera dans le respect des règles de confidentialité et de souveraineté. Car, le dernier mot revient aux autorités congolaises qui vont recevoir les requêtes et les résultats de recherche de telle sorte que qu’elles puissent administrer des sanctions aux auteurs des violences et réparer ou compenser les victimes ».

Les résultats attendus à l’issue cette retraite sont notamment une meilleure et commune compréhension de son mandat, une série d’actions futures à entreprendre, un système d’intervention standard cohérent et harmonisé, le développement d’une stratégie de synergie d’action est et un plan de travail 2022-2023 (redéfinition et validation des priorités, axes d’intervention et stratégies).

Mandat renouvelé par le conseil des Droits de l’Homme lors de sa 58ème session tenue le 30 septembre 2022 à Genève, cette équipe d’assistance technique intégrée au sein du BCNUDH est celle qui a mené les investigations sur les violences de Kamwena Nsapu au Kasaï en 2018.Son nouveau mandat couvre cette fois-ci l’ensemble du pays.

AM

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