Négociation des conventions extractives en Afrique : La Conférence internationale des barreaux met les jeunes avocats devant leurs responsabilités
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Le 7ème congrès de la Fédération Africaine des Associations et Unions des Jeunes Avocats, (FA-UJA) qui s’est tenu à Kinshasa du 16 au 19 avril a été aussi marqué par la contribution significative de la Conférence Internationale des Barreaux, (CIB). La délégation de cette structure qui regroupe tous les barreaux francophones du monde a été conduite par son Président.
Saluant la bonne tenue des assises, la CIB a apporté une contribution significative pour sa réussite. Dans un entretien exclusif accordé au Journal Télévisé des Droits Humains en marge de ce congrès, Me. Jean-François Henrotte qui reste déterminer à « soutenir » les jeunes avocats, estime par ailleurs que « cette formation va les amener à plus des compétences » afin d’aider d’un côté « les Etats », de l’autre, « les exploitants » ; tout ça, dans le respect des valeurs qui sont peut-être plus nouvelles, qui sont « la durabilité, l’environnement et la responsabilité sociétale des entreprises. »
A en croire le Président de la CIB, « Il y a des contrats extractifs historiques qui étaient fort déséquilibres et qui ont aboutis à des conséquences néfastes pour les populations et pour l’environnement » qui doivent absolument être rééquilibré. « Pour cela, il faut que les avocats soient de plus en plus compétents, qu’ils soient conscients des grandes questions qui se posent, la responsabilité sociétale des entreprises, le droit de l’environnement, la juste répartition des richesses entre l’exploitant, les Etats et les populations », a-t-il renchéri avant de dénoncer le fait « que l’on déplace les populations et qu’il n’ait pas de contrepartie. »
« L’avocat est également un acteur clé dans la mise en œuvre de la responsabilité sociétale de l’entreprise… veillant à ce que les activités extractives contribuent réellement au développement durable des communautés locales et à la protection de l’environnement », souligne-t-il. Former les jeunes avocats dans ce domaine n’est selon Maitre Henrotte « pas seulement pertinent », mais surtout « essentiel » car, ils seront dorénavant « les portes voix de la justice, les défenseurs des communautés impactées, les conseillers éclairés des Etats et des entreprises, jouant un rôle précis dans l’établissement de l’industrie extractive responsable et bénéfique pour tous. »
Ce problème ne pourra être résolu que si l’Afrique forme des juristes spécialisés dans les contrats extractifs. D’où l’importance de 7ème congrès qui a tourné autour de la « Négociation des Conventions Extractives en Afrique » qui vient de jeter la fondation sur la formation des juristes qui, demain, seront vent debout contre les injustices dont sont victimes les Etats et les populations africains.
Joël Diawa
