Crise sécuritaire à l’Est de la RDC: Félix Tshisekedi charge le Rwanda et met les Nations Unies devant un fait accompli

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C’est ce mardi que le Président de la République Démocratique du Congo a pris la parole du haut de la tribune de la 77 session ordinaire de l’assemblée des Nations Unies. Au sujet la crise sécuritaire à Est du pays, Félix-Antoine Tshisekedi reconnait les efforts consentis par ses différents partenaires dont les Nations Unies résoudre ce problème, mais rappelle de même que «cette crise est causée principalement par les convoitises que suscitent ses fabuleuses richesses naturelles et les ambitions de puissance de certains de ses voisins » dont le Rwanda qu’il a principalement indexé.

« Depuis mon élection à la tête de la RDC, je n’ai eu de cesse de me battre, chaque jour, pour la paix et la sécurité dans les provinces congolaises de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. M’inscrivant dans une philosophie de réconciliation avec nos voisins, je n’ai ménagé aucun effort pour rassurer les Chefs d’État des pays limitrophes et restaurer la confiance entre nous, notamment par la concertation permanente sur des questions d’intérêt commun, la conclusion des accords de coopération sécuritaire et de partenariat économique et la réalisation des projets de développement pour nos populations respectives », a dit Félix Tshisekedi avant de poursuivre : « En dépit de ma bonne volonté et de la main tendue du Peuple congolais pour la paix, certains de nos voisins n’ont trouvé mieux que de nous remercier par l’agression et le soutien à des groupes armés terroristes qui ravagent l’Est de la RDC. C’est le cas actuellement du Rwanda qui, au mépris du droit international, de la Charte de l’ONU et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine, a, une fois de plus, non seulement agressé, en mars dernier, la RDC par des incursions directes de ses forces armées, les RDF, mais aussi occupe des localités de la province du Nord-Kivu par un groupe armé terroriste interposé, le Mouvement du 23 mars dit M23, auquel il apporte un soutien massif tant en matériels de guerre qu’en hommes de troupes ».

Le Président de la RDC considère en outre cette attitude du M23 et son allié, l’armée rwandaise comme un « défi à la communauté internationale », un défi matérialisé par l’abattement d’un hélicoptère de la MONUSCO qui a tué 8 casques bleus.

Pour éclairer la communauté des nations et mettre fin au dénégationisme des autorités rwandaises à ce sujet, Félix Tshisekedi a demandé au Président du Conseil de Sécurité de « distribuer officiellement aux membres du Conseil le dernier rapport des experts de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC et de le faire examiner avec diligence par lui afin d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent sur le plan du droit de la paix et de la sécurité internationale».

« Procéder autrement serait, d’une part, encourager le Rwanda à poursuivre son agression, ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en RDC et, d’autre part, nourrir davantage la suspicion légitime des Congolais sur l’impartialité de l’ONU ainsi que la complicité de certains de ses membres dans ces crimes », a poursuivi le Chef d’Etat congolais.

L’objectif visé par le premier des congolais dans sa démarche est de « mettre fin à cette suspicion et dissiper l’ambiguïté de certaines positions du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, ambiguïté qui excède la population… et exacerbe la tension entre elle et la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo, MONUSCO ».

En définitive, Félix Tshisekedi a rappelé aux Nations son devoir le plus légitime, un rappel qui sonne comme une mise en garde avant que la République Démocratique du Congo ne prenne d’autres mesures qui s’imposent.

« Le maintien de la paix et de la sécurité internationales constitue le fondement et l’objectif primordial de la création de l’Organisation des Nations Unies. Ni l’indifférence, ni l’immobilisme, ni l’attentisme de sa part ne sont, par conséquent, admissibles face à toute menace contre la paix et la sécurité internationales », a-t-il conclu.

Joël Diawa

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