1 mai 2026

Journée nationale de l’enseignement en RDC : l’AFMEED appelle les enseignants à devenir des piliers de l’État de droit

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L’enseignant, premier maillon de l’État de droit

Au cœur des échanges, un message fort : il ne peut exister d’État de droit solide sans enseignants engagés, responsables et conscients de leur mission citoyenne. Bien qu’ils ne soient pas juristes, les enseignants sont en première ligne dans la protection des droits fondamentaux des enfants, en particulier ceux des jeunes filles souvent exposées à diverses formes de vulnérabilité.

Les intervenantes ont insisté sur la nécessité pour les éducateurs de savoir identifier les situations à risque, prévenir les abus et adopter des comportements appropriés face aux injustices. Elles ont également rappelé le fait que toute violation des droits d’un élève par une personne en position d’autorité, notamment un éducateur, est passible de sanctions pénales aggravées.

L’école, berceau de la culture juridique

Germaine Mankulu Matondo, présidente de l’AFMEED,  a souligné que la promotion de l’État de droit commence bien avant les tribunaux.

« C’est dans les salles de classe que la lutte pour l’État de droit commence, avant même le prétoire », a-t-elle affirmé.

Elle a appelé les enseignants à aller au-delà de la simple transmission des connaissances pour éveiller chez les élèves une conscience citoyenne et juridique. Selon elle, l’enseignant joue un rôle déterminant dans la formation intellectuelle et morale de l’enfant, contribuant ainsi à bâtir une société plus juste.

« L’enseignant prend l’enfant à l’état brut, forme son intelligence et oriente sa conscience. Un monde sans enseignant serait un monde à l’état sauvage », a-t-elle renchéri.

Une stratégie de diffusion du droit à la base

À travers cette initiative, l’AFMEED entend rapprocher le droit des citoyens en l’intégrant dans les espaces de formation et de socialisation. L’organisation milite pour que le droit ne soit pas confiné aux palais de justice, mais qu’il devienne une culture vivante, partagée au sein de la société.

En sensibilisant un enseignant, c’est potentiellement des centaines, voire des milliers d’élèves qui sont touchés. Une approche multiplicatrice que l’AFMEED considère comme essentielle pour promouvoir durablement les droits humains, en particulier ceux des jeunes filles.

Une vision inclusive portée par des magistrates engagées

L’AFMEED est une association qui regroupe des femmes magistrates déterminées à redorer l’image de la justice en RDC. Elle s’inscrit également dans une dynamique de masculinité positive, en collaborant avec des hommes partageant les mêmes valeurs d’équité et de justice.

Dans la poursuite de sa mission, l’organisation prévoit d’étendre ses activités de sensibilisation à d’autres écoles et universités, afin de renforcer le lien entre les magistrats, les justiciables et la population, tout en instaurant une véritable culture de droit.

À travers cette initiative, l’AFMEED rappelle que l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage scolaire, mais aussi un espace stratégique pour former des citoyens conscients de leurs droits et devoirs, capables de contribuer activement à l’édification d’un État de droit en République démocratique du Congo.

Joël Diawa

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