1 mai 2026

Journée mondiale de la liberté de la presse : Merlin Kamalandua appelle les cameramen congolais à bâtir la paix par l’image

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Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays et une recrudescence de la désinformation, le thème retenu cette année, « Façonner un avenir de paix », prend une résonance particulière. Pour Merlin Kamalandua, la paix ne se limite pas aux discours politiques ou aux actions militaires, « elle se construit également à travers les images diffusées au quotidien. »

Le président de l’UNCC a salué l’engagement des autorités congolaises en faveur de la liberté de la presse, tout en mettant en lumière les efforts déployés pour contrer les campagnes de désinformation. Dans cette dynamique, il a insisté sur la responsabilité croissante des cameramen, appelés à dépasser leur rôle technique pour devenir de véritables acteurs sociaux :

« Je tiens à saluer la volonté politique de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État, pour son attachement à la liberté de la presse et son attention envers les professionnels des médias, notamment les cameramen. Je salue également l’engagement de Son Excellence Patrick Muyaya Katembwe, dans la lutte contre la désinformation, notamment contre ce qui est qualifié de poison rwandais. Ce combat interpelle directement notre métier car aujourd’hui, plus que jamais, le cameraman n’est pas un simple technicien. Il est un témoin de la vérité, un acteur de la stabilité, un artisan de la paix », a-t-il affirmé, soulignant qu’une image peut, selon son usage, apaiser ou attiser les tensions, unir ou diviser une nation.

Face à ces enjeux, il appelle tous les membres à adopter une approche éthique et patriotique dans l’exercice de leur métier :

« Filmer avec responsabilité, diffuser avec discernement et servir la nation avec loyauté constituent désormais les piliers de leur mission. »

Le mot d’ordre de l’organisation reste inchangé : promouvoir une image positive de la République Démocratique du Congo. Il ne s’agit pas de nier les réalités du pays, mais plutôt de valoriser la résilience du peuple congolais et de rejeter toute manipulation susceptible de nuire aux intérêts nationaux.

Dans cette optique, le numéro un de l’UNCC a également réaffirmé le soutien de sa strucure aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), s’engageant à documenter leur bravoure et à contribuer à la défense de la vérité à travers un travail professionnel et rigoureux.

S’adressant directement aux cameramen, Merlin Meyi Kamalandua a rappelé la portée de leur mission : « Filmer, c’est choisir. Montrer, c’est orienter. Informer, c’est bâtir la paix. » Un message qui met en exergue la puissance de l’image dans la construction des perceptions et, par extension, dans l’avenir du pays.

En cette journée symbolique, l’appel est clair, faire de la liberté de la presse un levier de responsabilité collective, au service d’une société apaisée, informée et unie.

Joël Diawa

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