24 juin 2026

Journée internationale de l’enfant africain : Gisèle Kapinga Ntumba plaide pour une mobilisation budgétaire pour la garantie et protection effective des droits de l’enfant congolais, particulièrement celui de l’Est

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Dans son message, la Commissaire Nationale chargée des Droits des femmes et enfants de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a, avant tout, évoqué une situation inquiétante des droits de l’enfant, surtout dans les zones sous occupées.

« De la capitale Kinshasa jusqu’aux provinces de l’Est profondément meurtries par les conflits armés, la situation de nos enfants exige un sursaut patriotique. Pendant que nous célébrons cette journée, des milliers de nos fils et de nos filles subissent le martyr de l’insécurité. La place d’un enfant congolais est à l’école. Elle n’est pas dans les rangs des groupes armés. Elle n’est pas non plus au fond des puits de mines à creuser pour des minerais, ni abandonnée à la dureté de la rue. Chaque minute passée par un mineur dans un site d’extraction ou dans un camp de déplacés sans protection est une défaite pour notre code de la famille et pour notre conscience nationale », a fait savoir cette commissaire nationale.

‘’Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants d’Afrique’’, c’est le thème sous lequel l’on a célébré cette année. Evoquant cette thématique, Gisèle Kapinga a rappelé que tous ces droits doivent être garantis à l’enfant pour son épanouissement et le contraire sera lui exposer à plusieurs dangers.

« Cette année, l’Union Africaine nous rappelle une urgence vitale, un droit qui ne peut plus attendre : garantir à chaque enfant l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Regardons la réalité en face. En RDC, priver un enfant d’eau saine, c’est condamner sa santé. C’est l’exposer aux maladies hydriques qui déciment des vies innocentes avant même l’âge de cinq ans. Priver une école de sanitaires propres, c’est organiser la précarité scolaire, en particulier pour nos jeunes filles qui abandonnent trop souvent les bancs de l’école à la puberté par manque d’intimité. L’accès à l’eau potable n’est pas un confort, c’est un bouclier. C’est le socle obligatoire de toute éducation sereine et de tout développement humain. Mais notre responsabilité ne s’arrête pas au robinet ou à la source d’eau. Notre combat pour la dignité de l’enfant congolais est global et urgent », a-t-elle souligné.

Par ailleurs, cette commissaire nationale a plaidé auprès du gouvernement et  partenaires à disponibiliser plus des moyens pour faire face aux défis multiples liés à la protection et garantie des droits de l’enfant congolais, particulièrement celui de l’Est.

« Au Gouvernement de la République : Je plaide pour une mobilisation budgétaire afin de transformer  les promesses en infrastructures réelles. Donnons à nos enfants des écoles sûres, de l’eau saine et une identité légale dès la naissance grâce à un enregistrement civil gratuit et systématique. Aux partenaires techniques et financiers : alignez vos financements sur les priorités d’assainissement et de protection d’urgence, particulièrement dans les zones de crise humanitaire à l’Est. Aux Familles et communautés : Soyez les premiers gardiens de vos enfants. Refusez l’exploitation économique des mineurs et dénoncez les abus », a dit Gisèle Kapinga Ntumba.

Pour la commissaire nationale chargée des droits des femmes et enfants de la CNDH, le Congo de demain sera le reflet direct de ce que nous offrons aux enfants aujourd’hui et la journée internationale de l’enfant africain n’est pas une simple commémoration. C’est un miroir tendu à nos responsabilités collectives.

Chantal Kabasua

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