La CENI en RDC : Attention à l’effet papillon ( Tribune de Germain Kambinga).
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L’effet papillon se traduira également par l’impossibilité d’avoir un climat social serein permettant au gouvernement de dérouler un vrai programme d’actions. L’équilibre politique est dorénavant, tellement fragile, que la rue et les médias seront en permanence sollicités et les députés seront de plus en plus avides de « cadeaux » car se sachant pour la plus part déjà menacés par l’élection de 2023. Les députés le savent, le taux de renouvellement en 2023 risque de battre les records des précédentes législatures car aujourd’hui plus que jamais le peuple est totalement déçu de la qualité de ses élus. À cela, nous devons ajouter le climat de défiance qui va dorénavant envenimer les relations au sein du gouvernement car à qui, certains ministres, voueront-ils leur loyauté ?au Président de la République ?ou à leur Président de parti candidat concurrent au Président de la République…dans ce contexte et à deux ans exactement de la prochaine élection il me semble qu’à part les effets d’annonces, ce gouvernement n’a pas les ressorts politiques lui donnant les leviers pour résoudre les problèmes primordiaux des congolais et ainsi offrir un bilan au Président la République.
Enfin, l’effet papillon se manifestera également par une tension extrême si d’aventure le processus électoral devait au forceps être conduit comme tel, avec ce bureau entériné de façon spartiate par l’assemblée nationale.
Imaginez dans quel état sera le pays si par défiance car confondant, acte de pouvoir, responsabilité du pouvoir en place et acte collectif d’organisation, responsabilité indépendante et souveraine de la CENI, les choses prospéraient dans le sens souhaité par de nombreux fanatiques frappés de la myopie qu’offre le confort circonstanciel au détriment de la sagesse.
Pour ma part j’encourage le Président de la République à analyser les coûts et bénéfices de l’approche qui lui est soumis car à chacune des étapes précédentes, les uns et les autres se sont débarrassés de la patate chaude en feignant d’avoir accompli leur part; Les confessions religieuses en transmettant à l’Assemblée Nationale, deux procès verbaux lacunaires, l’assemblée nationale ayant échoué lamentablement à trouver un consensus au sein des confessions religieuse à choisi à travers une procédure singulière de faire preuve de prévarication en envoyant au Président de la République un dossier couvert de toute la salissure procédurale imaginable.Ce dernier se retrouve une fois encore seule devant la nation et l’histoire et sa décision rassemblera ou divisera le pays.
