10 août 2026

RDC : Lutte contre la Traite des Personnes, « l’OIM reste disponible pour apporter son assistance technique auprès du secteur sportif » (Fils-Lien Ely Thelot)

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Rédaction :+243817406088

La coordination en charge de la jeunesse, lutte contre les violences faites à la femme et la traite des personnes a organisé ce mercredi 21 juin, une journée de sensibilisation afin de combattre les violences basées sur les genres et la traite des personnes dans le milieu sportif. A travers cette journée, cette agence de la présidence de la république a voulu faire participer les sportifs de la ville de Kinshasa à la campagne « carton rouge » contre ce fléau mondial.

Pour ce faire, plusieurs panels étaient animés par des spécialistes en la matière au nombre desquels, le docteur Fils-Lien Ely Thelot. Ce conseiller technique à l’Organisation Mondiale pour les Migrations, (OIM) a échangé avec les participants autour « Abus sexuels, trafic illicite des migrants et traite des personnes dans le secteur sportif : un état de lieu de la situation en RDC ».

Dans la première partie de son exposé, il a fait un constat général sur les crimes transnationaux organisés dans le secteur sportif congolais.

A l’en croire sur ce point, le sport est devenu comme une « couverture» pour des réseaux de criminalité transnationale organisée tel que le blanchiment des capitaux, le trafic illicite de la drogue, le trafic illicite de migrants, l’exploitation sexuelle (Prostitution forcée) ou encore  le travail forcé.

Ely Thelot a par ailleurs révélé que « des réseaux des passeurs utiliseraient les noms de clubs sportifs congolais pour organiser les voyages clandestins à l’étranger et beaucoup des jeunes sportifs congolais en sont des victimes », avant de mettre en garde les dirigeants sportifs contre des pratiques de pédocriminalité.

Il a par la suite dénoncé les cas des travaux forcé dans le secteur sportif congolais  car à l’en croire, « beaucoup des jeunes sportifs sont recrutés sur base de fausses promesses et des contrats désavantageux ou inexistants »., des faits constitutifs de traite des personnes.

« Il y a en RDC des nombreuses jeunes femmes et des nombreux jeunes hommes qui sont dans le sport et qui se retrouvent très vulnérables à des pratiques d’exploitation sexuelle et la traite des personnes sous forme de travail forcé. L’OIM est préoccupée par des pratiques qui se développent dans ce milieu sportif qui par ailleurs est très respectueux où il y a beaucoup d’efforts appréciables mais en même temps il y a des trafiquant des êtres humains qui profitent de la visibilité, de l’aspect positif du sport pour aller chercher des victimes », a dit Fils-Lien Ely Thelot.

Dans la seconde partie, Le docteur Ely Thelot est revenu sur ce qu’il faut savoir à propos du trafic illicite de migrants et de la traite des personnes à l’aide des instruments tant nationaux qu’internationaux.

En dépit de ce constat,  le conseiller technique à l’OIM rassure que son organisme veut « accompagner ces victimes-là qui dans beaucoup des situations ignorent qu’ils sont victimes, et les protéger contre les bourreaux ».

« Avec l’Etat congolais et la coordonnatrice, ce qu’on peut faire pour accompagner les victimes est de mettre les moyens à disposition des clubs sportifs pour qu’on puisse mieux travailler et avoir plus des résultats  et que la RDC soit beaucoup plus excellente en matière sportive à l’échelle mondiale », a rassuré Thelot.

Pour combattre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants dans le secteur sportif, il a invité l’ensemble des acteurs à travailler autour des quatre «P»: « Prévention, Prise en charge, Poursuite et Partenariat ».

Publier le 15 janvier dernier au journal officiel, la loi N°22/067 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais en matière de la prévention et de la répression de la traite des personnes avait été promulgué le 22 décembre 2022, Thelot a présenté la marge de manœuvre de l’OIM pour la vulgarisation maximale de ce texte de loi  dans le milieu sportif.

« Avec la présidence et d’autres acteurs, nous travaillons pour cette loi soit le plus connu possible. L’OIM fait le plaidoyer, l’OIM fait la vulgarisation de cette loi pour que maximum de personnes en soit informé et que si il y a les cas, qu’on puisse avoir l’accès à la justice pour les victimes », a-t-il renchérit.

L’Organisation Internationale pour les Migrations est depuis plusieurs années maintenant un partenaire inconditionné de la République Démocratique du Congo en matière de prévention et de lutte contre la traite des personnes. Elle a mené des plaidoyers pour que le pays se dote d’une loi qui criminalise la traite des personnes et dit rester disponible pour apporter son assistance technique auprès du secteur sportif.

Joël Diawa

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