Journée mondiale de la contraception 2026 : le PNSR lance officiellement les activités et appelle à une mobilisation tous azimuts des partenaires en DSSR
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Placée sous le thème « Un choix pour toutes et pour tous : pouvoir d’action, intention, accès », l’édition 2026 de la Journée mondiale de la contraception a été officiellement lancée en République démocratique du Congo par le Programme national de santé de la reproduction (PNSR).
La célébration a réuni plusieurs acteurs et partenaires engagés dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive (SSR).
Dans son mot, la directrice du PNSR, Anne-Marie Ntumba, a décortiqué le thème de cette édition, qui met notamment l’accent sur la disponibilité d’informations fiables en matière de santé sexuelle et reproductive, ainsi que sur l’accès, sans discrimination ni jugement, à une méthode contraceptive adaptée aux besoins de chaque personne, sans distinction.
Pour Anne-Marie Ntumba, les enjeux et les priorités liés à la planification familiale demeurent au cœur des actions du gouvernement de la République, à travers le Programme national de santé de la reproduction et le Programme national de santé des adolescents et des jeunes (PNSA).
« Aujourd’hui, les enjeux tournent autour du message qui ne passe pas. Pour que la planification familiale marche dans notre pays, il faut que les gens aient la bonne information et sachent où se trouvent les services. Malgré les efforts fournis par le ministère de tutelle, la bonne information doit parvenir au grand public, et surtout aux jeunes. Notre priorité avec le PNSA est de rendre les services plus proches de la population, de faire une bonne communication pour obtenir un changement des mentalités. Nous travaillons de pied ferme pour casser les multiples ruptures de stocks car, à ce jour, les besoins non satisfaits sont estimés à hauteur de 30 %. Qu’à cela ne tienne, nous sommes engagés à créer des espaces pour les jeunes, à disponibiliser les contraceptifs dans leur diversité afin de faciliter le choix, sans oublier de renforcer la disponibilité d’un personnel qualifié. »
La contraception irréversible au cœur des échanges
L’actualité autour de la contraception irréversible s’est également invitée dans les échanges. À cette occasion, la directrice du PNSR a sensibilisé sur l’importance de cette méthode contraceptive, qui est disponible et constitue, pour certaines personnes, une option de planification familiale.
Elle a insisté sur le fait que le recours à la contraception irréversible doit résulter d’une décision mûrement réfléchie et suffisamment éclairée, prise sur la base d’une information complète et d’un accompagnement approprié. Selon elle, cette méthode peut notamment contribuer à prévenir les grossesses non désirées chez les personnes qui ont fait ce choix.
Partenaire de taille dans cette lutte, le PNSA mise sur la lutte contre les mythes et les rumeurs qui entourent cette question de méthodes contraceptives et planification familiale.
Ainsi, le programme national de santé des adolescents et des jeunes, à travers son directeur, M. Mbadu n’est pas resté indifférent sur son combat. Il est revenu sur les missions de son programme, particulièrement auprès des adolescents et des jeunes.
Dans ce secteur, il est notamment question de déconstruire les mythes et les rumeurs qui circulent dans les milieux des jeunes autour des méthodes contraceptives et de la planification familiale.
Pour le directeur du PNSA, les informations diffusées par son programme sont scientifiques et fondées sur les données probantes. L’objectif est de permettre aux adolescents et aux jeunes de faire un choix éclairé et de prendre une décision responsable quant à la méthode contraceptive à utiliser, en fonction de leur âge et de leurs besoins.
Le responsable du PNSA a également insisté sur le principe du choix libre, qui doit être effectué avec l’accompagnement d’un professionnel de santé qualifié.
Deux panels au menu
Deux panels ont par ailleurs été organisés à l’occasion de cette célébration.
Le premier, axé sur « La contraception, le choix et l’avenir des jeunes », a été animé par les responsables du PNSR et du PNSA.
Le second panel a porté sur les violences basées sur le genre (VBG) et les soins complets d’avortement. Il a été conduit par un représentant de MSI RDC, partenaire engagé dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive en République démocratique du Congo.
Cette célébration a ainsi constitué un cadre d’échanges entre les différents acteurs intervenant dans le domaine de la DSSR, avec un accent particulier sur l’accès à l’information, la disponibilité des services contraceptifs et la capacité des adolescents, des jeunes et de l’ensemble de la population à faire des choix éclairés en matière de planification familiale.
Chantal Kabasu
