Kinshasa : Sensibilisés sur la lutte contre les Violences Basées sur le Genre et la traite des personnes dans le milieu sportif, les acteurs sportifs infligent un carton rouge à ce fléau
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Renforcer la prévention contre des actes de traite des personnes combinées aux violences sexuelles; renforcer les connaissances en matière des lois sur la traite et les violences sexuelles, échanger avec les dirigeants des clubs sur les innovations et expériences d’autres pays en matière de la lutte contre les violence basées sur le genre et la traite des personnes sont les objectifs poursuivis par cette session de sensibilisation et d’information sur la loi portant traite des personnes et la loi sur les violences sexuelles organisée ce mercredi 21 juin à Kinshasa par le bureau de la coordination en charge de la jeunesse, lutte contre les violences et la traite des personnes à l’intention fédérations sportives dirigeants des clubs et athlètes.

Il était question pour les participants d’être outillé afin de contribuer à la lutte contre ce fléau.
« L’expérience a relevé que dans plusieurs sessions de formation sur la lutte contre les violences sexuelles et basées sur les genres, très peu des sportifs ont été touchés par cette information. Pourtant, au sein de milieu sportif, il s’y vit les violences de tout genre dont les victimes n’osent parler par peur de représailles, par honte au sein de la communauté voir même par tabou pour certains. Il faudrait que toute la communauté se lève et lutte efficacement contre toutes les formes des violences sexuelles et basées sur le genre », a déclaré Chantal Yelu Mulop à l’ouverture de cette session. La Coordonnatrice de la Coordination en Charge de la Jeunesse, Lutte contre les Violences faites à la Femme et Traite des Personnes qualifie par ailleurs cette campagne d’un « Carton rouge contre les abus sexuels en milieu sportif ».



Comment pouvoir garder ces énergies congolaises ici et comment pouvoir leurs donner des outils pour ne pas être exploités par des tiers. C’est pourquoi c’était vraiment important de pouvoir parler de la violence basée sur les genres dans le milieu sportif parce que cette violence peut aussi entrainer la traite des personnes.
Les recommandations de ces travaux seront transmises directement au ministère des sports qui se dit être très « engagé » et préoccupé afin de combattre les VBG et la traite des personnes dans le milieu sportif.
« Pour le compte de notre ministère, nous soutenons l’initiative et la vision du président de la République exprimée par madame la coordonnatrice en ce que la République Démocratique du Congo dans toutes les sphères essentiellement dans le domaine du sport doit lutter contre les violences basées sur les genres. C’est un fléau, mais ensemble comme un seul homme, nous arrivons à vaincre cela par le courage, la détermination et surtout une vision éclairée. Nous encourageons cette journée et invitons tous les congolais, essentiellement du milieu sportif à pouvoir faire un grand effort à éradiquer les violences sexistes selon que nous l’entendons dans le milieu sportif », Jonas Ngalamulume, Directeur de cabinet du ministre des sports et loisir.
Cette journée de sensibilisation a bénéficié de la collaboration de la campagne carton rouge menée par le Réseau de la Renaissance Africaine et la Diaspora. Djibril Diallo, son Président et Directeur Général dit être venu s’ « imbiber des ilots d’espoir de la République Démocratique du Congo » en matière de lutte contre les violences basées sur le genre et s’imprégner, sous l’égide du Chef de l’Etat, de la manière dont elle est en train de faire « courageusement » face, « à ce fléau qui est un fléau mondial, qui est une grave violation du droit de la personne ».
Cette journée de sensibilisation et d’information a été rendu possible grâce à l’appui technique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) avec et le financement du gouvernement américain à-travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). L’OIM entend accompagner les victimes pour avoir des résultats efficaces et efficients.
« Il y a en RDC des nombreuses jeunes femmes et des nombreux jeunes hommes qui sont dans le sport et qui se retrouvent très vulnérables à des pratiques d’exploitation sexuelle et les traites des personnes sous forme de travail forcé. Donc l’OIM est préoccupée par des pratiques qui se développent dans ce milieu sportif qui par ailleurs est très respectueux où il y a beaucoup d’efforts appréciables mais en même temps il y a des trafiquant des êtres humains qui profitent de la visibilité, de l’aspect positif du sport pour aller chercher des victimes. L’OIM veut accompagner ces victimes-là qui dans beaucoup des situations ignorent qu’ils sont victimes et les protéger contre les bourreaux. Avec l’Etat congolais et la coordonnatrice, ce qu’on peut faire pour accompagner les victimes est de mettre les moyens à la disposition des clubs sportifs pour qu’on puisse mieux travailler et avoir plus des résultats et que la RDC soit beaucoup plus excellente en matière sportive à l’échelle mondiale », a pour sa part rassuré Fils-Lien Ely Thelot, conseiller technique à l’OIM.
En République Démocratique du Congo, plusieurs enquêtes et investigations avec rapportées l’année dernière que des activités de traite sous tendues par des abus sexuels, harcèlement pédophilique avaient pris de fortes proportions dans les milieux sportifs. Plusieurs officiels, dirigeants et entraineurs des clubs sont mis en cause. Cette campagne tombe à point nommé dans la mesure où elle devra permettre aux éventuelles victimes de prendre des dispositions idoines contre ce fléau.
Joël Diawa
