Processus électoral:Quid de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs? (Décryptage de Jean-Baptiste Ndundu)

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La Commission Électorale Nationale Indépendante a annoncé pour le mois de décembre prochain lek début de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs. Une opération qui, selon l’expert électoral Jean-Baptiste Ndundu, est la première et plus déterminante du processus électoral.

Pour ce cycle électoral, la CENI compte insérer les congolais de l’étranger dans le fichier électoral. Une option que Jean-Baptiste Ndundu estime plus ou moins compliqué.

« La CENI a compliqué l’opération en ajoutant l’enregistrement des congolais de l’étranger. c’est un casse-tête logistique et financier, mais estimons qu’elle va bien le gérer », a-t-il dit.

Ce processus d’identification et enrôlement des électeurs pourra intervenir au moment où certains coins du pays notamment, la partie Est et la province du Maï-Ndombe sont victimes d’une insécurité criante. Face à ce contexte, Jean-Baptiste Ndundu renseigne que la charge revient au comité de sécurisation du processus électoral qui détermine les conditions pour le lancement de cette opération.

« Il y a ce qu’on appelle comité de sécurisation du processus électoral. une fois mis en place, celui-ci détermine le déploiement des agents pour se mettre en action ou attendre à ce que le niveau d’insécurité puisse baisser. Bref, elle détermine si les conditions sont réunies pour effectuer cette opération ».

S’agissant de la mutualisation de l’identification et enrôlement des électeurs au recensement général, cet expert n’épuise nullement cette idée. Il estime que l’identification des électeurs peut être retardée et aura comme conséquence le non respect du délai du scrutin.

« Il aurait été souhaitable que la mutualisation précède l’identification des électeurs. parce que le recensement général est un fichier plus large que le fichier électoral. On doit partir du plus général vers le particulier. Pour moi, il ne faut même pas mener ensemble les deux opérations pour ne pas retarder l’identification et enrôlement des électeurs. Du fait qu’il y a une contrainte du délai constitutionnel à respecter, que la CENI puisse juste travailler sur l’identification et enrôlement des électeurs et le recensement général soit assuré par une autre structure compétente en la matière », a suggéré Jean-Baptiste Ndundu.

Selon la Commission Électorale Nationale Indépendante, l’opération d’identification et enrôlement des électeurs prendra quatre mois. Après cette opération, s’en suivra l’opération de la répartition des sièges.

AM

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