1 juin 2026

RDC : « L’intégrité du territoire ne se négocie pas ». Nicole Ntumba Bwatsha

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L’ouvrage a été préfacé et baptisé par la professeure Nicole Ntumba Bwatsha, Directrice de Cabinet adjointe du Chef de l’État en charge des matières juridiques, politiques et diplomatiques.

À travers cette publication, Me Kabengela propose une lecture approfondie des mécanismes constitutionnels destinés à préserver l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. Son analyse, à la fois diachronique et synchronique, compare plusieurs textes constitutionnels africains afin de mettre en lumière les dispositifs juridiques capables de protéger durablement les frontières et l’unité nationale.

Dans son intervention remarquée, la professeure Nicole Ntumba Bwatsha, préfacière de l’ouvrage a salué sa profondeur patriotique et constitutionnelle.

« Par cet ouvrage, l’auteur veut d’une manière simple montrer qu’on ne blague pas avec l’intégrité du territoire. L’intégrité du territoire ne se discute pas ; chaque partie du sol et du sous-sol ne se négocie pas parce que le territoire est l’âme de la nation congolaise », a-t-elle déclaré.

Elle a également rappelé la position du Président de la République sur la question :

« Cet ouvrage rejoint ce que le Président de la République a dit : Aussi longtemps qu’il est vivant, il ne va jamais concéder une partie du territoire. C’est contre le principe d’intangibilité du territoire. On ne divise pas ce qui est déjà acquis. »

Selon elle, le « verrou protecteur » évoqué par Me Kabengela doit être compris comme un mécanisme constitutionnel destiné à rendre l’intégrité territoriale « non négociable, imperméable aux manipulations politiques opportunistes ainsi qu’aux pressions internes et externes ».

Dans une approche à la fois juridique et philosophique, Nicole Ntumba Bwatsha a insisté sur la dimension historique et symbolique de la Constitution dans les États confrontés aux conflits, aux sécessions ou aux convoitises étrangères.

« Dans l’imaginaire collectif, le verrou peut sembler être un instrument de fermeture. Mais ici, il est une sauvegarde ; il n’est pas une peur de l’avenir, il est une responsabilité devant l’histoire », a-t-elle souligné rappelant par ailleurs que « Toutes les constitutions portent une âme. Dans les États ayant connu les fractures, les conflits armés ou les interventions extérieures, il existe toujours une angoisse silencieuse : celle de voir les territoires se morceler, se négocier et se fragiliser. »

Pour la juriste, la Constitution devient ainsi « une mémoire, une promesse collective, voire une ligne de résistance nationale ».

Au-delà de l’analyse académique, cet ouvrage s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la RDC et par les débats récurrents autour de la souveraineté nationale.

À travers cette réflexion, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga appelle ainsi à une consolidation juridique de l’unité nationale, en érigeant la souveraineté territoriale au rang de principe constitutionnel définitivement protégé contre toute tentative de remise en cause.

En définitive, « De la nécessité d’un verrou protecteur de l’intégrité territoriale par la révision constitutionnelle » se présente comme un plaidoyer doctrinal en faveur d’un renforcement des garanties constitutionnelles protégeant le territoire national.

Pour Nicole Ntumba Bwatshia, il ne s’agit pas simplement d’ajouter une disposition juridique supplémentaire, mais de consacrer un principe fondamental : celui d’une République démocratique du Congo indivisible, souveraine et juridiquement protégée contre toute tentative de fragmentation.

« Le symbole du verrou vise tout simplement à consolider l’unité nationale autour de l’intégrité du territoire », conclut l’auteure de la préface.

Joël Diawa

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