Kinshasa: Serge Kitambala, risque la prison pour homicide involontaire après avoir poussé sa femme à un avortement forcé

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La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe est appelée à trancher cette affaire qui oppose la famille de la défunte Bénédicte Ndombe Ndombe qui s’est constituée partie civile, aux prévenue Serge Kitambala et son complice Jean Ngoyi Ngoyi, poursuivis notamment pour homicide involontaire et participation criminelle.

Les faits se sont déroulés le 13 janvier 2022. Bénédicte Ndombe Ndombe, alors épouse de Serge Kitambala, succombait de suite des complications liées à un avortement forcé. Ce dernier, médecin de son état aurait éjecté à Bénédicte des breuvages et médicaments contraceptifs pour provoquer l’avortement car, ne voulant nullement de cette grossesse.

Après avoir commis ce forfait, le prévenu Serge Kitambala va appeler Reagan, le frère de la défunte pour lui en informer. «Arrivé à la maison de son beau-frère, Reagan trouvera sa sœur morte. « J’ai aperçu des sangs entre ses jambes ». Par curiosité pour savoir un peu plus, je suis entré dans leur chambre j’ai vu des gouttes de sang sur leur lit et un fœtus mis dans un carton », racontait Reagan à la rédaction de infos-droitshumains.net.

Pour dissimuler son forfait, Serge Kitambala s’est vite rendu dans un Centre de Santé à Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliema où travaillerait son ami Ngoyi Ngoyi Jean, l’autre prévenu dans cette affaire ; pour obtenir de lui une fausse attestation de décès afin de justifier la mort de sa femme dans cet établissement, alors qu’elle était décédée à maison.

À l’audience foraine tenue ce vendredi à la prison centrale de Makala, seul le prévenu Jean Ngoyi Ngoyi, poursuivi pour participation criminelle, s’est présenté. Ses avocats ont sollicité une disjonction des poursuites du fait de l’absence de l’autre prévenu Serge Kitambala.

De son côté, le conseil de la partie civile dit n’attendre que les plaidoiries afin de soulever des arguments attestant la culpabilité de deux prévenus.

Le ministère public va se déclarer dessaisi face à cet exploit et avise le renvoi afin de permettre à la Cour de signifier à nouveau question de permettre à Serge Kitambala de comparaître.

Un avis approuvé par le juge président de la composition, avant de renvoyer l’affaire à deux semaines, soit, au 15 juillet prochain pour plaidoirie

Affaire à suivre…

AM

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