25 mai 2024

Lutte contre la traite des personnes en RDC: l’APLTP et l’OIM font appel au concours des avocats de Kinshasa.

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L’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes, APLTP, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations, OIM, ont organisé ce vendredi à Kinshasa, un atelier de sensibilisation contre la traite des personnes en RDC, au bénéfice des avocats du barreau de Kinshasa/Gombe et de Kinshasa/Matete.

Le choix des avocats se justifie dans la mesure où ils sont considérés par l’APLTP comme des partenaires sur lesquels, il faudra compter pour lutter contre la traite des personnes en RDC, a expliqué Cécile Rebecca Meta Kasanda, coordinatrice de l’APLTP:

«Le barreau est un maillon essentiel et acteur principal de première ligne. Lorsque une personne est vulnérable et se trouve en difficulté, c’est l’avocat qui peut la secourir. Il va l’accompagner tout au long du processus. Si aujourd’hui la personne fait une dénonciation, ou dépose une plainte, elle a besoin d’être accompagner par un technicien, et ce technicien, c’est avocat».

Dans le cadre de lutte contre la traite des personnes, l’avocat représente une étape importante du processus, dans la mesure où il est un maillon essentiel dans le processus de l’amélioration de la qualité de l’assistance judiciaire aux victimes de cette violation de Droits de l’Homme. Pour se faire, ils ont promis d’accompagner la mission de l’APLTP à deux dimensions :

«D’abord, revoir la bonne information, et puis la divulguer au différentes structures qui collaborent avec les barreaux. L’avocat par définition, a un sens de communication élevé et une audience ouverte. C’est l’occasion pour l’occasion, de relayer l’information de l’agence», a expliqué Me. Jean-Claude Mbaki, Bâtonnier de l’ordre du barreau de Kinshasa/Gombe.

L’organisation Internationale pour les Migrations accompagne L’APLTP grâce à l’appui du gouvernement américain, à-travers l’USAID. Son conseiller technique qui dans son exposé, a présenté les indicateurs de la traite des personnes ainsi que sa prise en charge, qualifie la traite des personnes comme étant la plus grave violation des Droits de l’Homme :

«La traite des personnes c’est l’une des plus graves violations des droits de la personne dans le monde. En RDC il y a beaucoup des cas. Vous imaginez qu’un avocat ne sache pas ce que c’est la traite des personnes, c’est lui qui est placé pour défendre les victimes ignore cette violation grave des droits de la personne ? C’est important qu’à Kinshasa, tous les avocats soient sensibilisés pour qu’ils puissent défendre les victimes. Aujourd’hui, l’OIM est fière d’accompagner l’agence pour que les avocats soient sensibilisés pour qu’ils puissent défendre les victimes au niveau des tribunaux», a expliqué le Docteur Fils-Lien Ely Thelot.

Depuis la ratification de la République démocratique du Congo, en 2005 ,à la Convention des Nations-Unies contre la criminalité Transnationale organisée, plus connue sous le nom de Convention de Palerme, instrument juridique de référence en matière de lutte contre la criminalité transnationale ainsi que son protocole additionnel visant à prévenir, réprimer et punir la Traite des personnes , ces instruments juridiques restent malheureusement méconnus des auxiliaires de la justice et partant, leur application est presque inexistante.

Cet atelier a donc permis aux avocats de d’en prendre connaissance pour mieux accompagner la RDC dans la lutte contre la traite des personnes.

Joël Diawa

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