10 août 2026

Présidentielle de 2023 : Les intentions de Félix Tshisekedi pour un second mandat divisent l’Union Sacrée.

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Alors que la République Démocratique du Congo est entrain de coudre des stratégies en vu de sortir le pays de cette impasse économico-sécuritaire, plusieurs acteurs politiques pensent déjà à 2023 où doivent se tenir les élections générale. Pour ces scrutins à venir, Félix Tshisekedi, président de la République, n’exclut pas la possibilité d’être candidat à sa propre succession.

Depuis son élection en décembre 2018, le Président de la République n’a jamais été aussi ambitieux pour sa propre succession. Il a manifesté pour la toute première cette ambition lors de sa tournée dans le grand Katanga en levant un coin de voile quand il a appelé la population de lui renouveler la confiance :

 » …Je vais vous présenter un programme qui prendra en compte tous les territoires du Congo. Vous verrez comment nous allons changer le Congo d’ici aux élections de 2023. Je vais vous revenir pour vous demander si vous êtes contents de ma gestion jusqu’en 2023 accordez-moi encore vos voix pour que je continue  » a laissé entendre le chef de l’État lors de son meeting populaire à Lubumbashi.

Avec cette déclaration, le Félix Tshisekedi est plus que clair, la piste de sa candidature pour la présidentielle de 2023 n’est pas à écarter.

Une piste soutenue par la gouverneur ai du Lualaba qui annonce déjà les couleurs :

 » Jusqu’en 2028, le Lualaba et l’ensemble du grand Katanga seront derrière le chef de l’État. J’exprime mes remerciements à toute la population de Kolwezi pour cette forte mobilisation unique et historique « a écrit Fifi Masuka Saïni sur son compte tweeter.

Le député national Delly Sessanga quant à lui, qualifie cette déclaration du président Tshisekedi d’indécente :

 » Il me paraît indécent aujourd’hui d’évoquer la campagne de 2023 alors que notre peuple souffre le pays fait face à plusieurs défis et priorités. Vous avez l’ensemble des provinces qui aujourd’hui ne fonctionnent pas et le niveau de l’endettement de ces provinces est assez important pour pouvoir aujourd’hui se livrer à une campagne trop précoce. Je crois qu’il reste 3 ans de législature , il faut mettre à profit ces 3 ans pour avancer. « 

Membre de l’Union Sacrée de la Nation, le président de ENVOL qualifie ces propos d’une campagne précoce à laquelle il appelle Félix Tshisekedi et ses équipes à  » quitter . »

 » Le Président de la République devrait davantage avec ses équipes donner l’impression d’avoir quitté la campagne électorale, de ne pas en déclencher une trop précoce parce que les défis à gérer pour le peuple congolais sont immenses  » à conclu cet élu de Luiza.

Steve Mbikayi, député national et président du Parti Travailliste qui se réclame également appartenir à la famille politique du Chef de l’État, invite s’inscrit en faux contre son collègue de la chambre basse du parlement. Tout en écartant la piste d’une campagne précoce évoquée par Delly Sessanga, l’ancien ministre des actions humanitaires considère ce dernier comme un adversaire de Félix Tshisekedi au sein l’Union Sacrée :

 » L’annonce par le Chef de l’État de sa volonté de se présenter en 2023 n’est pas une campagne prématurée ! Ici comme ailleurs, le président en fonction est toujours candidat à un second mandat. Clarofions les choses. C’est mieux d’avoir ses adversaires en face que dans ses rangs . »

Ce débat de la candidature de Félix Tshisekedi à sa propre succession arrive au moment les intentions restent focalisées sur l’État de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’opinion publique souhaite voir ce débat stérile cesser, car, c’est la paix qui reste jusque là la priorité des congolais.

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