Journée mondiale de la liberté de la presse : l’UNCC dénonce son exclusion de la conférence de presse du Président de la République
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À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union Nationale des Cameramen du Congo (UNCC) est montée au créneau pour dénoncer, avec fermeté mais dans un esprit républicain, l’absence de sa représentation lors de la récente conférence de presse tenue par le Chef de l’État le 06 mai dernier. À travers un communiqué signé par son président, Merlin Kamalandua, l’organisation estime que cette mise à l’écart soulève une véritable problématique liée à la reconnaissance du rôle des professionnels de l’image dans le paysage médiatique congolais.
L’UNCC tient cependant à préciser que sa démarche ne vise nullement à remettre en cause le travail des journalistes et cameramen ayant assuré la couverture de cette activité officielle. L’organisation insiste plutôt sur la nécessité de reconnaître institutionnellement une corporation qui participe quotidiennement à la diffusion de l’information et à la visibilité des actions publiques auprès de la population.
Pour l’Union, considérer que « les journalistes suffisent » et que le cameraman se limiterait simplement à filmer traduit une perception réductrice et dépassée des métiers de l’audiovisuel. Dans un environnement médiatique dominé par l’image, le cameraman apparaît aujourd’hui comme un maillon indispensable de la chaîne de l’information. Sans images, rappelle l’UNCC, il ne peut y avoir ni reportage télévisé, ni retransmission d’événements, ni communication audiovisuelle efficace.
Le communiqué souligne également que journaliste et cameraman forment un duo complémentaire et indissociable. Opposer ces deux professions reviendrait, selon l’organisation, à ignorer les réalités du fonctionnement moderne des médias, où l’image joue un rôle central dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.
Au-delà de la simple captation visuelle, les professionnels de l’image sont présentés comme de véritables acteurs de sensibilisation et d’éducation citoyenne. L’UNCC rappelle qu’elle encourage régulièrement les cameramen à promouvoir une image positive de la République démocratique du Congo, particulièrement dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et l’agression dont le pays est victime. À travers leurs productions, les cameramen contribuent non seulement à informer, mais aussi à éveiller les consciences et à renforcer la culture de paix.
L’organisation note par ailleurs avec étonnement la participation à cette conférence de certaines personnalités présentées comme communicateurs, issues de divers horizons et ne relevant pas directement du secteur de la presse, alors qu’aucune représentation de l’UNCC n’avait été prévue. Une situation qui, selon elle, suscite de nombreuses interrogations au sein de la corporation des professionnels de l’image.
Malgré cette déception, l’Union Nationale des Cameramen du Congo réaffirme son attachement au respect des institutions de la République ainsi qu’à une collaboration constructive avec les autorités publiques. Elle plaide pour une approche plus inclusive et représentative des différentes composantes du paysage médiatique national lors des prochaines grandes rencontres officielles.
À travers cette sortie médiatique, l’UNCC entend surtout rappeler que les métiers de l’image méritent considération, reconnaissance et implication dans les grandes décisions touchant au secteur de l’information et de la communication. L’organisation se dit enfin disposée à accompagner toute initiative visant à renforcer et valoriser le paysage audiovisuel congolais dans un esprit professionnel et républicain.


Joël Diawa
