22 avril 2026

Kinshasa-Gombe : La Première Présidente de la Cour d’Appel réceptionne des kits informatiques pour accélérer la dématérialisation des procédures et la maximisation des recettes

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Ce lot, composé notamment d’ordinateurs et d’imprimantes, a été acquis avec l’appui du Comité de Pilotage et d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF). Il vise à renforcer les capacités opérationnelles des services judiciaires, tout en posant les bases d’une transformation numérique durable du système judiciaire.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme de la gestion publique en République démocratique du Congo. À travers cette dotation, les autorités entendent améliorer non seulement l’efficacité du traitement des dossiers judiciaires, mais aussi la transparence dans la gestion des recettes.

La dématérialisation progressive des procédures apparaît ainsi comme un levier stratégique pour limiter les risques de fraude, sécuriser les données, faciliter l’accès à l’information judiciaire et maximiser les recettes judiciaires.

La Première Présidente de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Espérance Dia Akir Akir, qui a réceptionné ces kits, a exprimé sa satisfaction face à cette dotation inattendue, tout en prenant l’engagement d’en faire un usage responsable.

« C’était un effet de surprise agréable, quelque chose à laquelle on ne s’attendait pas. Nous venons de réceptionner des ordinateurs et des imprimantes ; cela va nous permettre de bien travailler », a-t-elle déclaré.

Elle a également souligné l’impact direct de ces équipements sur la performance administrative et financière des juridictions :

« Pour le ministère des Finances, l’objectif est d’accroître les ressources. Rassurez-vous que le travail sera fait et vous ne serez pas déçus. Nous allons utiliser ce matériel en bon père de famille, tel qu’il nous a été recommandé. »

Parmi les défis majeurs évoqués figure la conservation des archives judiciaires, longtemps confrontée à des contraintes matérielles et logistiques.

« La conservation des archives pose problème. Avec les ordinateurs que nous avons acquis, nous pourrons très bien conserver nos données », a expliqué la Première Présidente qui a en outre mis en avant les avantages liés à la traçabilité numérique :

« Il serait difficile de tricher, parce qu’avec les ordinateurs toutes les données seront conservées. Il y aura aussi un accroissement des recettes du fait de la rapidité. »

Au-delà de l’amélioration immédiate des conditions de travail, cette dotation marque le début d’une transformation plus profonde du fonctionnement judiciaire.

« C’est un début de dématérialisation. C’est vrai que c’est un commencement, mais ils vont continuer. Au fur et à mesure, le papier va disparaître. La conservation des papiers pose énormément de problèmes. Cela demande beaucoup d’espace, ce n’est pas toujours évident.  », a-t-elle affirmé.

En dotant les juridictions d’outils numériques modernes, le Conseil Supérieur de la Magistrature et ses partenaires entendent poser les jalons d’une justice plus rapide, plus fiable et mieux adaptée aux exigences contemporaines. Cette initiative pourrait, à terme, améliorer significativement la qualité du service public de la justice, renforcer la confiance des citoyens et contribuer à une meilleure mobilisation des recettes publiques.

Joël Diawa

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