PHC S.A : L’atypique stratagème orchestré pour dépouiller l’Etat congolais de ses actions dans la société
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L’affaire opposant la Société Plantations et Huileries du Congo (PHC) S.A. à l’État congolais est en train de se transborder dangereusement du terrain strictement juridique pour basculer dans une dimension éminemment politique, voire stratégique. Tout porte à croire qu’une campagne médiatique savamment mise en place vise à ternir l’image de l’État congolais, pourtant actionnaire légitime et engagé au sein de ladite société.
En effet, en sa qualité d’actionnaire de catégorie B, l’État congolais a entièrement libéré sa quote-part, s’élevant à 1.507.565.203 Francs congolais, lors de la constitution du capital social de PHC S.A. Ce fait, pourtant indiscutable et dûment documenté, tend à être intentionnellement renié dans les récents discours pernicieux de certains acteurs et relais médiatiques.
L’on dira que l’histoire est ainsi condamnée ou jetée en pâture, par un vice de nature, au mensonge.
Depuis quelque temps, une offensive informationnelle tente de faire accréditer l’injustifiable auprès de la population, malheureuse victime consommatrice du mensonge de la fatuité, en invoquant à leur détriment de manière aberrante, comme appât la prétendue primauté des articles 770 et 771 de l’Acte Uniforme relatif au Droit des Sociétés Commerciales et du Groupement d’Intérêt Économique pour appuyer la sortie de l’Etat Congolais de l’Actionnariat de PHC S.A. Or, ces dispositions prises hors contexte concernent exclusivement la cession d’actions, alors que celles de l’Etat revêtent une nature particulière étant une propriété de l’Etat dont les biens sont par principe incessibles, sauf à respecter des procédures impérativement rigoureuses, à la place d’une parodie des mécanismes de recapitalisation utilisés ici comme instrument détourné pour aboutir par pure montage à l’éviction de l’Etat actionnaire.
Il est tout à fait curieux que : sous couvert d’un processus technique de recapitalisation, certains dirigeants de PHC S.A. s’ingénient en collusion avec la société SKKM2 LTD de catégorie A des actionnaires, d’orchestrer une stratégie visant à diluer, puis à éliminer purement et simplement la participation de l’État congolais.
Pourtant, le procès-verbal de la réunion du conseil d’Administration du 27 Juin 2025 et celui de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la même date de PHC S.A sont sans équivoque. Il y est en ce qu’il recommande impérativement quant au désengagement de l’Etat congolais d’une société du portefeuille, la contrainte à se conformer scrupuleusement à la Loi n°08/008 du 7 juillet 2008 relative au désengagement de l’État des entreprises du portefeuille. Cette loi encadre strictement toute opération affectant les participations publiques et interdit toute forme de spoliation déguisée des avoirs de l’Etat Congolais.
Plus grave encore, l’on ne saurait feindre d’ignorer le statut particulier du patrimoine propre de l’Etat Congolais concourant à la formation d’une société commerciale, les manœuvres en cours pourraient s’apparenter à une tentative de saisie indirecte des biens de l’État, en violation flagrante, qui à titre illustratif sont insaisissables suivant l’article 51 de l’Acte Uniforme PSRVE. Ce scénario macabre est une dérive constituant non seulement une entorse au droit, mais également une atteinte grave à la souveraineté économique nationale.
La réalité inéluctable, que certains s’efforcent par une peine inutile à vouloir masquer, est cependant limpide : une coalition d’intérêts privés et de complicités internes chercherait à s’approprier les actions de l’État au sein de PHC S.A., dans le but ultime d’en tirer profit exclusif tout en jetant la poudre aux yeux du public avec en faux semblant la nuée d’innocents boucs émissaires catalogués par délation et, pour le besoin de la cause comme tireurs des ficelles.
Une sagesse enseigne que celui qui dit un mensonge ne prévoit point le travail qu’il entreprend ; car il faudra qu’il en invente mille autres pour soutenir le premier.
Dans cet ordre, en vue de tenter de régulariser sa machination qu’elle sait illégale et ainsi par raccourci, obtenir confirmation ou validation des procès-verbaux des assemblées de PHC S.A. se rapportant audit désengagement de l’Etat Congolais ; et ce, par une procédure faussée au regard des dispositions d’ordre public de la Loi n°08/008 du 7 juillet 2008 relative au désengagement de l’État des entreprises du portefeuille ; la société PHC S.A. a saisi en marge de toute règle, de manière cavalière et par pur instinct de rattrapage le Tribunal de Grande Instance Gombe sous RC 131.280.
Dès lors, la question fondamentale que l’opinion publique doit se poser est la suivante : l’État congolais est-il, oui ou non, un actionnaire légitime de PHC S.A. ?
La réponse est sans appel !
Conformément aux statuts du 29 juin 2020 et du 15 novembre 2022, dûment notariés et publiés au Journal Officiel à l’initiative même de PHC S.A., l’article 6.1 inchangé stipule clairement que « l’État congolais figure parmi les actionnaires de la société pour avoir entièrement libéré sa quote-part dans la constitution du capital social ».
Ainsi, toute tentative visant à remettre en cause cette qualité d’actionnaire ou à organiser son éviction constitue non seulement une pure manipulation juridique, mais aussi une entreprise délibérée de dépossession de l’Etat Congolais de ses actions.
Face à cette situation, le silence ne peut plus être une option. Il en va de la défense des intérêts stratégiques de l’État Congolais, de la transparence dans la gestion des entreprises publiques et, surtout, du respect de l’État de droit auxquels en particulier tout congolais doit légalement concourir par devoir patriotique et toute personne par devoir de justice.
Il demeure par principe que « La justice peut marcher toute seule ; l’injustice a besoin de béquilles, d’arguments. ».
La Rédaction
