Kinshasa : Plusieurs structures des jeunes outillées sur les instruments juridiques en lien avec la santé sexuelle et reproductive
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Une centaine d’ong et mouvements des jeunes de Kinshasa ont pris part à la grande réunion technique organisée par l’alliance des jeunes pour la planification familiale lors du lancement de la vulgarisation des engagements de l’Afrique de l’Ouest et du Centre relatifs à l’éducation sexuelle ; une activité qui a connu la participation de plusieurs personnalités dont celle du ministre provincial de la santé.
Le ministre provincial a salué l’initiative tout en promettant son accompagnement dans ce travail de vulgarisation des instruments juridiques sur la santé sexuelle et reproductive dans des milieux de jeunes notamment, les écoles et universités.
A l’en croire, « la jeunesse congolaise mérite des bonnes informations pour ne pas être exposé aux grossesses précoces, aux infections sexuellement transmissibles, aux avortements clandestins. »
Devant les invités, les intervenants ont abordé différentes thématiques relatives aux droits sexuels et reproductifs des jeunes.
Pour le Directeur Fidèle Mbadu du programme national de la santé de l’adolescent, il est impérieux de vulgariser les documents normatifs dans ce secteur, étant donné que « cette catégorie de la population est exposée à la sexualité active et voir précoce, avec tous les risques possibles. »
Mettant en exergue la loi cadre de santé publique de 2018, le directeur national du PNSA a par ailleurs invité les leaders à sensibiliser massivement les communautés sur les méthodes contraceptives tout en plaidant auprès des autorités gouvernementales ainsi que les partenaires financiers de ne ménager aucun effort dans le souci de « disponibiliser » les différents services en faveur les jeunes et les femmes.
La commission nationale des droits de l’homme représentée à ces assises sa commissaire en charge des droits de la femme et de l’enfant, a pris l’engagement de continuer à vulgariser les instruments juridiques qui protègent et promeuvent les droits sexuels et reproductifs notamment ceux énoncés dans le protocole de Maputo auquel la RDC a adhéré sans réserve aucune.
Toute femme ou jeune fille a, selon cet instrument juridique régional « le droit de disposer de son corps et de ses droits sexuels selon les prescriptions légales. Il en est ainsi du droit à l’avortement sécurisé, un droit et non une faveur envers les femme », selon Me Giselle Kapinga.
Pour ce qui est de l’organisateur de cette journée de sensibilisation, le mouvement alliance des jeunes pour la planification familiale, cette activité revêt un intérêt capital envers leurs pairs, les mouvements des jeunes. Joëlle Tshitungi a à cet effet, invité les participants à restituer fidèlement les engagements sur la santé sexuelle et reproductive au sein de la communauté.
Notons que cette activité est financée par MSI et va s’étendre a Matadi ainsi que dans les provinces du Kwilu et du Kwango.
Chantal KABASUA
