5 mai 2026

RDC : 56 ans après, l’avocat congolais doit se remettre en cause scientifiquement (Le Bâtonnier  Jean-Claude Mabki à l’occasion de la célébration de la journée du Barreau)

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Les débats de cette matinée scientifique ont tourné autour des innovations du nouvel Acte Uniforme portant Procédures Simplifiées de Recouvrement et des Voies d’Exécution (AUPSRVE) et l’exercice de la profession d’Avocat à l’air de l’intelligence artificielle. Toutes ces questions ont trouvé de réponses au cours des échanges à l’occasion de matinée ; occasion pour le Bâtonnier Mbaki d’interpeller ses confrères sur l’utilisation de cet outil qui dicte tous les secteurs de la vie professionnelle :

«…L’avocat est dynamique, il doit exercer sa profession tenant compte de l’évolution de son environnement. Aujourd’hui personne ne peut évoluer à-travers le monde sans maitriser l’outil numérique ; l’avocat lui, chaque jour qui passe, gère les intérêts des autres, doit s’approprier et maîtrise l’outil informatique. C’est ce qui a pousser les avocats aujourd’hui à bien vouloir réfléchir sur la question et voir quelle attitude adopter au regard des règles déontologiques face à cette évolution technologique », a dit Me. Jean-Claude Mbaki Siluzaku qui a par ailleurs renchéri :

« 56 ans après, l’avocat congolais qui fait déjà preuve de maturité, doit par ailleurs se remettre en cause scientifiquement. Nous ne pouvons pas être compétitifs si nous ne maîtrisons pas ces outils que les autres confrères d’autres pays manipulent chaque jour qui passe. Je voudrai que vous puissiez considérer les enseignements de ce matin comme étant un déclic, une interpellation qui vous est faite pour que nous puissions être véritablement les avocats modèles qui, devant un avocat américain ou français, n’auront pas de complexe à utiliser le même vocabulaire », a cependant insisté le Bâtonnier Jean-Claude Mbaki.

56 ans jours pour jour que l’avocat congolais a conquis son indépendance, il a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui, dans cette « lutte acharnée », ont donné une partie de leur jeunesse, ceux qui se sont battu pour que la RDC puisse avoir la loi sur le Barreau.

Celui qui se veut gardien du temple a également rassuré tous les avocats quant à son engagement à toujours hisser le Barreau de la Gombe au sommet. « Ce Barreau, non seulement se fonde sur la loi ; non seulement se fonde sur le règlement intérieur cadre, mais aussi, c’est un Barreau qui s’assoit sur les traditions », a-t-il rappelé. Ces traditions dont certaines sont écrites et d’autres qui ne le sont pas mais qui s’imposent sont notamment, « les valeurs de probité ». « Ce qui fait de nous le Barreau de référence, le Barreau prestigieux ; et je n’entends pas même en une seule seconde, trahir ces coutumes que j’ai trouvé. Rassurez-vous mes très chers confrères, je garde bien le temple », a rassuré le Bâtonnier.

Joël Diawa

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