18 juin 2024

Assemblée Nationale : Vent debout, plusieurs regroupement de l’Union Sacrée décident de mettre fin au népotisme qui bat son plein dans le casting du bureau définitif

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Si la Présidence et la première vice-présidence du bureau se pose aucun problème, le candidat Vital Kamerhe étant le fruit des primaires et Jean-Claude Tshilumbayi ayant été désigné à l’unanimité par son parti politique, les autres postes réservés à la majorité divisent non seulement l’opinion, mais surtout, la classe politique.

Ancien Président du bureau et actuellement Président du bureau d’âge, Christophe Mboso a été désigné deuxième vice-président, alors que les postes de questeur et questeur adjoint ont été attribués à Serge Bahati Maygende et Caroline Bemba Wale respectivement, fils de Modeste Bahati et sœur de Jean Pierre Bemba.

Se dirige-t-on désormais vers un népotisme non voilé que d’aucun a fustigé ? « Mboso n’a même pas honte, de la présidence à la deuxième vice-présidence, il cherche quoi au juste », a fustigé un député national renchérit par l’un de ses collègues « à plus de 85 ans, il aurait du être déjà dans la maison de retraite politique. Il a déjà tout accompli, il a occupé presque toutes les fonctions dans ce pays depuis Mobutu, il aurait dû sortir par la grande porte, mais apparemment il veut une simulation ».

Pour les deux autres, les députés sont loin de cautionner un tel comportement qui frise le népotisme flagrant tout en promettant d’activer l’article 27 du règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée Nationale. Le Président de la République ayant autorisé le jeu démocratique malgré la décision du Présidium de l’Union Sacrée, les députés sont vent debout pour faire échec à Mboso Bahati et Bemba lors de l’élection du bureau définitif.

Plusieurs sources indiquent que certains regroupements comme 2A/TDC, A1, AAAP, AACPG, A24, A25, AN, mosaïques UDPS  et autres ont fait bloc et décidé d’aligner des candidats aux postes de deuxième vice-président, questeur, questeur adjoint et rapporteur. Jacques Djoli désigner pour briguer ce dernier poste, risque de tomber victime collatéral du népotisme qui a caractérisé ce casting.

Le népotisme, le tribalisme, le régionalisme et le clientélisme sont devenus depuis plusieurs années maintenant, le mode opératoire des acteurs politiques congolais au mépris de l’éthique et de la méritocratie. Cette situation est beaucoup plus palpable au cours du électoral en cours. Une enquête menée par la rédaction du Journal Télévisé de Droits Humains sur 100 candidats aux législatives nationales et provinciales prouve que 97% des suppléants étaient soit membres de famille des candidats, soit originaire d’un même territoire.

Il est donc impérieux que le pays se dote des textes légaux coercitifs susceptible de décourager ce genre des comportements qui ne fait que reculer le pays discréditant ainsi la politique congolaise.

Joël Diawa

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