Barreau du Kwilu : Les avocats de Kikwit dénoncent un plan machiavélique concocté par le Bâtonnier Epota pour déguiser le tribalisme instauré comme mode de gestion
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Les jours passent, les évènements se succèdent au barreau du Kwilu après plusieurs dénonciations faites par les avocats de ce barreau sur les manigances du bâtonnier tendant à délocaliser l’Assemblée Générale élective, Me. Benoit Epota est une fois de plus cité dans des sales draps.
En effet, dans une lettre adressée au Procureur de la République du Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kwilu dont la copie est parvenue à la rédaction du Journal Télévisé des Droits Humains, les avocats du barreau du Kwilu, section locale de Kikwit sollicite les services de cet officier du ministère public pour la sécurisation du siège secondaire de Kikwit.
« Nous venons par la présente saisir votre autorité en tant que garant de l’ordre public dans la ville de Kikwit, en rapport avec un communiqué circulant dans les réseaux sociaux émanant de notre barreau faisant état d’un plan criminel d’incendier notre siège secondaire de Kikwit… par les avocats de Kikwit qui veulent marcher pacifiquement pour dénoncer et s’opposer à l’appropriation et à la tribalisation du barreau du Kwilu par le Bâtonnier sortant qui voudrait à nouveau diriger ce barreau déguisé en doyen de l’ordre après le simulacre d’élections qu’il a convoqué à Idiofa le 18 mai 2024…», lit-on dans cette correspondance.
Pour ces élections, seulement deux candidatures uniques sont retenues à savoir : celle de Me. Béatrice Dimonekene au bâtonnat et celle du Bâtonnier Epota au conseil de l’ordre au conseil de l’ordre. Les avocats signataires de cette correspondance adressée au Procureur, dénoncent le fait que ces deux candidats soient sélectionnés sur des critères « famillio tribalo-ethnique » car, étant « originaires du Kongo-Central et membres d’une même famille alors que notre conseil de l’ordre dans sa configuration actuelle compte déjà 2/4 des avocats originaires de cette même province au détriment des avocats des autres provinces ».
Ces avocats déclinent toute responsabilité et estiment que les initiateurs du communiqué et propagateurs des faux bruits « veulent faire diversion en déplaçant le débat sur le tribalisme instauré comme mode de gestion au barreau vers des fausses théories complotistes en vue de s’attirer des sympathisants. »
Ainsi craignant que l’immeuble ne soit saboté « par ceux-là mémé qui président ce malheur, quitte à le mettre sur le dos des avocats de Kikwit », les avocats de Kikwit sollicitent du Procureur de prendre toutes les dispositions en vue de hautement sécuriser ce lieu.
Joël Diawa
