17 juillet 2026

7ème congrès de la FA-UJA : Les jeunes avocats africains invités à jouer un rôle déterminant dans l’établissement de l’industrie extractive responsable et bénéfique pour les communautés locales

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Pour le représentant de la ministre congolaise de la justice et garde des sceaux qui a donné le go, « Cette activité vient couronner le mandat de la République Démocratique du Congo qui a assuré la présidence de cette prestigieuse fédération. Pour lui, le thème choisi est évocateur car, non seulement il concerne « le climat des affaires », mais aussi, « implique à tous égards, les relations commerciales entre entreprises privées, publiques et les Etats d’Afrique. ».

« Ce congrès est symbolique car, il démontre premièrement, la détermination des avocats des barreaux africains à prévenir, détecter et répondre aux menaces du secteur minier africain ; en ce haut lieu, ils proposent des voies de sortie qui se rapportent aux contrats extractives en vue d’un développement durable », a dit le représentant de Rose Mutombo pour qui, « tous les contrats signés dans le passé sans recours aux experts, ont très souvent eu des allures léonines auréolées parfois par la négligence des droits réservés aux communautés et ont fait perdre des gains énormes aux pays africains. » Ce congrès illustre à l’en croire, « la mutualisation des efforts pour promouvoir la sécurité minière africaine. »

Ce 7ème congrès a également connu la participation de la Conférence Internationale des Barreaux, (CIB), dont la délégation a été conduite par son président, Maitre Jean-François Henrotte. Pour lui, « …l’extraction des ressources naturelles en Afrique pose des questions juridiques et sociétales aux cœurs desquelles, l’avocat joue un rôle pivot » dans la mesure où, il est le garant de « l’équité dans les négociations afin que le contrat respecte non seulement les lois nationales, mais aussi les normes internationales en matière des droits humains et de l’environnement. »

La Présidente en exercice de la FA-UJA est quant à elle, est revenu sur les objectifs de ce congrès. « Il répond à l’exigence de la FA-UJA, celui de la formation, du renforcement des capacités, d’échange, de solidarité et de réseautage. Cet échange d’expérience entre tous les avocats africains, les experts et les apprentis ; c’est une occasion de vivre la confraternité sous ses différentes formes. Sur le plan pratique et intellectuel, des échanges d’expérience en négociation des conventions extractives sont d’une richesse telle qu’on ne pourra jamais le démontrer. Sur le plan récréatif, ces assises permettront à nos confrères des autres pays de découvrir ce que nous pouvons laisser transparaitre », a souligné Me. Bienséance Njangu, pour qui, le choix de la RDC comme pays hôte n’est pas un fait du hasard parce que, « La réflexion sur la négociation des conventions extractives en Afrique dans un pays qualifié de scandale géologique n’en est pas moins. »

L’Afrique regorge d’énormes ressources naturelles malheureusement, son impact n’est pas palpable au sein des communautés locales. Cela est dû entre autre à « l’erreur que les gens commentent en passant que le géologue est le plus utile aux mines », précise Me. Alifa Habib Koné selon qui, « sans le contrat, il n’y a pas l’exploitation minière et sans l’avocat, il n’y pas de contrat. » C’est pourquoi poursuit l’ancien président de l’Association des Jeunes Avocats du Barreau du Mali, « les avocats, prenant conscience de leur rôle dans le domaine minier…, ont décidé au niveau des jeunes, de discuter d’un thème central sur la négociation des conventions extractives ».

A en croire ses organisateurs, ce 7ème congrès avec son thème évocateur, est un pas significatif dans la formation des juristes africains spécialisés en conventions extractives.

« Nous avons posé des très bons jalons et nous pouvons sereinement envisager l’avenir avec beaucoup plus d’optimisme en se disant que nous avons semés et que cette semence-là va germer des très bons juristes en la matière », a dit avec optimisme Me. Junior Kapuya, président du comité local d’organisation.

Ces assises de Kinshasa ont connu la participation de plus de 250 congressistes. Tous ont promis de faire siens les recommandations de ces quatre jours des travaux intenses avec que l’Afrique puisse avoir dans les jours avenirs, des juristes spécialisés en cette matière.

Joël Diawa

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