RDC : La petite piqûre de Mushobekwa qui fait très mal à Mboso
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La course au perchoir de l’Assemblée Nationale appartient désormais au passé pour Christophe Mboso. L’octogénaire qui aura été tour à tour, Président du bureau d’âge, Président du bureau définitif puis Président du bureau d’âge a voulu rempiler, mais barré par Vital Kamerhe qui, lors des primaires organisée au sein de l’Union Sacrée, a raflé la mise face à Mboso et Bahati.
Visiblement, Christophe Mboso qui était trop sûr de pouvoir être candidat à sa propre succession, n’a pas digéré cette gifle en dépit du jeu démocratique auquel ils ont été soumis. L’élu du Kwango n’a même pas félicité Vital Kamerhe qui a remporté les primaires.
Ce comportement n’a pas laissé indifférente la classe politique. Le Front Commun pour le Congo (plate forme politique de Joseph Kabila) qui n’a pas pris par au processus électoral a saisi cette opportunité pour déculotter l’ancien fils maison.
« On naît leader ; on ne le devient pas », réagi Marie-Ange Mushobekwa. « Un acteur politique s’est cru devenu « leader » parce que la force des choses l’avait propulsé quelque part sans qu’il ne l’ait forcément mérité. Le poids de l’âge était son unique atout », a-t-elle poursuivi.
Pour cette ancienne ministre et députée nationale, « Le leadership n’est pas toujours le poste que l’on occupe. Il faut savoir incarner la fonction et en être digne ». « La dignité ne s’apprend pas malheureusement », a-t-elle insisté.
Sans citer nommément l’actuel Président du bureau d’âge de la chambre basse du parlement, Marie-Ange Mushobekwa dit avoir « regardé ces dernières années, avec mépris et dégoût, un leader politique illusoire, avilir la fonction qu’on lui avait confiée, désacraliser publiquement l’institution qu’il dirigeait et surtout détruire par ses propos et ses agissements, la cohésion nationale. »
Cette déconvenue sonne à l’en croire, le glas de celui qui aura traversé toutes les générations et régimes politiques depuis l’indépendance de la République Démocratique du : « Un « leader » temporaire, de circonstance, par accident, sans principes républicains, sans cœur et sans sagesse, s’en va ».
Cette cure de jouvence prouve combien le Front Commun pour le Congo n’a jamais digéré la trahison et la versatilité de Mboso qui, jusqu’aux dernières heures de Jeanine Mabunda au perchoir de l’Assemblée, était le fervent défenseur de ‘’touche pas à Mabunda’’, mais tout d’un coup, a basculé de l’autre côté jusqu’à devenir président de cette chambre.
Joël Diawa
