25 mai 2024

RDC : Kamerhe au perchoir de l’Assemblée Nationale ? C’est validé ! (Chronique de Joël Diawa)

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Les consultations de l’informateur ont avec promptitude inouïe car, au lieu d’un moi comme la loi le lui a accordé, Augustin Kabuya n’aura travaillé que pendant deux semaines de quoi faciliter le Président à de doter le pays des institutions légalement constituées le plus rapidement possible.

Si la géopolitique, la technocratie et le cota femme sont les uns des éléments qui devront concourir au casting des animateurs des institutions, un élément important ne doit pas être par contre éludé ; il s’agit du poids politique qui sera sans nul doute, l’élément catalyseur dans la répartition.

D’après les informations qui remontent de la présidence de la République, Félix Tshisekedi serait favorable à un gouvernement de moins de 50 ministres, mais quand est-il des autres institutions ?

L’Union pour la démocratie et le progrès social, (UDPS), première force de la majorité parlementaire prendra vraisemblablement la primature, quoi de plus normal que la deuxième force qui est l’Union pour la Nation Congolaise, (UNC), n’occupe la Présidence de l’Assemblée de l’Assemblée Nationale. Dans ce cas, si les potentiels ne manquent pas parmi les élus de cette famille politique, tout porte à croire que Vital Kamerhe serait potentiellement président de cette chambre parlementaire et, tous les indicateurs sont convergents quant à ce.

PCR, un socle solide pour ?

Le 23 janvier dernier, le Président Nationale de l’UNC aux côtés de Tony Kanku, Jean-Lucien Busa et Julien Paluku avaient annoncé la création d’une plateforme politique au sein de l’Union Sacrée dénommée, Pacte pour un Congo retrouvé, (PCR). Bien que l’objectif soit de renforcer la cohésion nationale au sein de l’Union Sacrée et accompagner la vision du Chef de l’Etat, nul n’ignore que pendant les négociations pour le partage du pouvoir, avec à peu près une centaine des élus nationaux, cette plateforme constitue sans nul doute un bloc incontournable dans les discussions.

De ce fait, au cas où Vital Kamerhe se portait candidat, il aurait déjà un matelas confortable avec les élus du PCR en attendant des négociations avec d’autres regroupements.

Le refus de prendre part au gouvernement des intérimaires

Après leur élection à la députation nationale, tous les ministres concernés étaient frappés d’incompatibilité et étaient contraints de choisir entre le parlement et le gouvernement pour ne pas tomber sous le coup des articles 108 et 110 de la constitution. Ils avaient opté pour leurs sièges à l’Assemblée Nationale, mais ont été reconduit par un communiqué du cabinet du Chef de l’Etat afin d’expédier les affaires courantes. Une décision qui a d’ailleurs suscité des remous au sein de l’opinion dénonçant la violation des lois du pays.

Si tous les membres du gouvernement ont accepté cette mission spéciale, Vital Kamerhe ne s’est par contre pas montré preneur. Le « pacificateur » n’a pas motivé sa décision mais d’après les analystes, c’était pour « jeter son dévolu à la bataille au perchoir de l’Assemblée Nationale » car, en expédiant les affaires courantes au gouvernement, Kamerhe « ne pouvait donc pas prétendre à un poste au bureau de l’Assemblée nationale » dans la mesure où son mandat parlementaire serait suspendu jusqu’à la fin de l’expédition des affaires courantes.

Une opinion favorable…

« C’est peut-être mieux pour redonner de l’intérêt à cette institution qui a perdu toute sa raison d’être. Au vu du profil de 70% d’élus si pas plus, il faut un politicien averti de sa trempe pour sortir le pays du ridicule. L’homme a perdu mon estime mais je reconnais sa valeur », nous a confié à ce sujet, Frédéric, un citoyen kinois. « Il fera un bon Speaker qu’on n’a plus eu depuis déjà une décennie. Je le vois en tout cas mieux placé là-bas qu’au sein du gouvernement… », renchérit Scott. « Il nous sera utile si l’on veut tripoter la constitution comme il avait bloqué la Kabilie qui invita l’armée rwandaise sur notre sol sans l’aval de l’Assemblée Nationale », prévient par ailleurs Marlène, étudiante en sciences politique à l’Université de Kinshasa.

En attendant l’élection du bureau définitif de l’Assemblée Nationale prévue le lundi 04 mars prochain, tous les indicateurs envoient Vital Kamerhe au perchoir de la chambre basse du parlement. Un comeback 15 ans après qui sera sans nul doute salué non seulement par les élus et l’opinion publique, mais surtout par le personnel qui ne garde de cet homme, que des bons souvenirs et surtout que son expérience, sa connaissance de la vie politique du pays ainsi que son passage glorieux plaident en sa saveur.

Joël Diawa

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