2 mai 2026

RDC : Le Barreau de Kinshasa/Matete et le Réseau 2 Congo exigent plus des sanctions contre les auteurs des violences basées sur le genre

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Ce vœu a été émis au cours d’un atelier de sensibilisation, d’information et de formation sur les violences basées sur le genre organisée ce jeudi 08 décembre à Kinshasa par l’ONG Réseau 2 Congo genre et développement en collaboration avec la commission culturelle et genre  du barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete avec l’appui du Fond des Nations unies pour la Population.

Cette journée a été organisée à l’intention des avocats, dans le cadre de la campagne de 16 jours d’activisme.

« L’objectif est de sensibiliser la population en général et particulièrement les avocats qui sont les défenseurs des victimes des violences basées sur le genre dans notre pays… Les avocats sont les défenseurs des droits  de l’homme par excellence, c’est-à-dire, ceux qui doivent accompagner les victimes, ils doivent être bien outillés  pour défendre la cause de ses victimes. Parce qu’on a parlé de l’impunité  dans notre pays, mais il y a des efforts du gouvernement pour la mise en place de l’État de droit dans notre pays. Donc, il faut renforcer les avocats sur la procédure quant à la défense des victimes des violences basées sur le genre», a déclaré Maitre Belinda Luntadila, présidente de la commission culturelle et genre du Barreau de Kinshasa/Matete.

En République Démocratique du Congo, les violences basées sur le genre sont accentuées à cause de l’insécurité qui sévit à l’Est du pays. Pour Laetitia Mundele, secrétaire permanente du Réseau  2 Congo genre et développement, cet atelier est une occasion pour les avocats à s’impliquer effectivement et activement dans cette lutte afin d’agir pour l’autonomisation des survivants de la crise de l’Est.

« Le secrétaire Général des Nations Unies a lancé en 2018, la campagne tous unis d’ici 2030, pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et appelle à une mobilisation mondiale pour renforcer les efforts de sensibilisation de plaidoyer, de partage des connaissances et des innovations. En République Démocratique du Congo, cette violence est surtout accentuée à l’Est où les femmes et filles sont chaque jour massacrées et tuées, ainsi la population entière est obligée de se déplacer dans les conditions très difficiles. Nous osons croire que cette journée de partage  d’informations permettra aux avocats de s’impliquer effectivement et activement dans cette lutte afin d’agir tous et toutes pour l’autonomisation des survivants, la réduction et  prévention à l’égard des femmes et des filles ainsi que la protection des droits des femmes ».

Les violences basées sur le genre constituent aujourd’hui une atteinte grave aux droits fondamentaux et présente des conséquences désastreuses sur la santé physique des femmes et filles. C’est ainsi que Maitre Émile Mutshembe, bâtonnier de l’ordre du barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a plaidé pour plus des sanctions contre les auteurs.

« Tous les moteurs nationaux et internationaux sont désormais mis en marche  pour diminuer sensiblement ce genre des violences ou carrément y mettre fin. Des lois nationales et internationales contre les violences basées sur le genre dans toutes ses formes existent dans plusieurs pays et n’attendent que nos efforts conjugués pour relever le défi du millénaire de l’effectivité de leur application dans les moindres détails… Nous devons tous faire appliquer ces lois afin de rendre justice à toutes les femmes et filles victimes et permettre qu’elles jouissent de leur sécurité. Je suis conscient comme vous, que le défi à relever en cette matière reste énorme, d’ailleurs notre leitmotiv de mettre en alerte l’appareil  judiciaire pour plus des sanctions que des préventions ».

Le bâtonnier a par ailleurs souhaité voir le gouvernement revoir à la hausse l’enveloppe destinée à ce combat : « Le budget alloué aux activités de lutte contre les violences basées sur le genre s’avèrent actuellement insignifiant face au nombre très grandissant des cas enregistrés des femmes et des filles victimes. Ceci énerve les préventions budgétaires de l’État. Il se doit d’allouer plus des fonds pour financer les organismes et les activités de lutte contre les violences basées sur le genre. Ces fonds finances non simplement les activités de mobilisation et le programme de lutte contre les dites violences, mais aussi, les dépenses supérieures liées aux soins de santé physique et mentales ainsi qu’aux frais juridiques ».

Pour mieux prévenir et lutter contre les violences liées au genre et capitaliser les  efforts consentis pendant plusieurs  décennies, chaque année, une campagne internationale est organisée pour une durée de 16 jours. Cette campagne débute généralement 25 novembre, date commémorative  de la journée internationale de lutte contre les violences faites au genre et aux femmes pour se clôturer le 10 décembre qui coïncide avec la journée internationale de Droits de l’Homme. Cet atelier de sensibilisation des avocats entre dans le cadre de ces 16 jours d’activisme.

Joël Diawa

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