RDC: Martin Fayulu a un plan pour la tenue des élections après 2023 en cas de glissement

Partager

Rédaction :+243817406088

Le compte est désormais à rebours pour l’organisation de l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo. Plus qu’une année et deux mois nous séparent de la date constitutionnelle pour la tenue de ce scrutin, soit, au plus tard le 31 décembre 2023. De l’ avis des experts, il sera quasi impossible d’avoir des élections libres, transparentes et impartiales dans ce délai au regard de plusieurs contraintes, dont celles financières et sécuritaire.

Il se pourra que ces élections soient décalées d’une année, soit en 2024. Une option qui devra être en défaveur du Président Félix Tshisekedi qui avait promis d’organiser les élections dans le délai constitutionnelle. Cette dernière option ne peut être acceptable qu’à deux conditions selon Martin Fayulu qui s’est confié aux journalistes rfi et France 24.

Primo, que l’actuel président Félix Tshisekedi quitte le pouvoir dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire au plus tard le 23 janvier 2024. Secundo, que le président de transition organise les élections présidentielles et législatives dans un délai maximum de quatre mois.

« Tshisekedi a prêté serment le 24 janvier 2019. Cela veut dire que le 23 janvier 2024, il doit partir… Maintenant si les experts nous disent un mois, deux mois, trois mois comme le prévoit la loi en cas d’empêchement présidentiel, mais pas au-delà de quatre mois, nous pouvons retarder les élections pendant ce délai prévu dans la constitution… Le Président du Sénat aura trois mois pour organiser les élections ; s’il n’y arrive pas, on lui donne encore un mois supplémentaire», a-t-il dit.

Pour le président de l’ECIDé, les prochaines élections seront transparentes à condition que toutes les parties prenantes se mettent autour d’une table pour « revoir la loi électorale et réexaminer la composition de la CENI et de la Cour constitutionnelle ».

« Nous n’avons pas envoyez nos représentants à la CENI parce que nous ne nous sommes pas convenus sur les règles du jeu ; nous ne nous sommes pas convenus sur la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI, donc nous ne pouvions pas nos éléments. C’est pour cela nous disons que toutes les parties prenantes se voient. L’Union Sacrée, le FCC, Lamuka et la société civile. Ces quatre-là doivent se voir pour recomposer la CENI, revoir quelques articles de la loi électorale, fixer le calendrier, parler de la sécurisation des élections et voir comment recomposer la Cour Constitutionnelle».

Le budget pour la tenue des élections est estimé à 623 millions USD. A en croire le ministre des finances, environs 400 millions seraient déjà versés à la Commission Électoral Nationale Indépendante par le gouvernement.

Joël Diawa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *