Massacres des civiles au Nord-Kivu et en Ituri : l’UE dénonce des crimes de guerre et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire
Alors que l’État de siège a été prorogé ce jeudi 03 juin pour 15 jours, il n’a malheureusement pas encore apporté une solution adéquate aux cas l’insécurité qui se vissent dans ces deux provinces. Cinquante-cinq personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche 29 à lundi 31 mai dans les camps des déplacés de Tchiabi et Boga dans le territoire d’Irumu dans province de l’Ituri. Face à cette situation inacceptable, l’Union Européenne a haussé le ton en condamnant avec la plus grande fermeté les massacres de civils commis ces derniers jours.
Elle a, dans une declaration, réitéré sa préoccupation sur les activités persistantes des groupes armés, accusés de crimes de guerre et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire dans ces provinces.
Pour l’UE, les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice par les autorités.
L’Union européenne renouvelle son attachement au respect du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes. Elle invite les autorités congolaises et les forces de sécurité engagées à renforcer la protection des populations civiles.
L’Union européenne réaffirme son soutien à tous ceux qui sont engagés au plus près des populations pour faire face aux conséquences de l’éruption du volcan Nyiragongo et venir en aide aux populations déplacées soit en raison de l’insécurité persistance, soit en raison des calamités naturelles.
La sécurité des travailleurs humanitaires et leur libre accès aux zones sinistrées sont des conditions indispensables pour assurer la protection et le soutien aux populations affectées lit-on dans cette déclaration
Les efforts visant à s’attaquer aux causes de l’insécurité et de l’instabilité dans les Provinces de l’Est de la République démocratique du Congo doivent être accélérés et se traduire dans les faits à conclu cette déclaration de l’Union Européenne.
Cette attaque du des camps des déplacés des Tchiabi et Boga avait été considéré par le député national Jackson Ause comme un défi lancé par les groupes armés aux autorités congolaises et à l’État de siège. D’où, une réaction rapide s’impose.
