Procès 100 jours: Après l’arrêt de la Cour de Cassation, quel avenir réservé à Samih Jammal?
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On parle souvent de Vital Kamerhe en ce qui concerne l’arrêt de la Cour de Cassation qui a cassé l’arrêt de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe condamnant le président de l’Union pour la Nation Congolaise à 13 ans de servitude pénale, oubliant les autres condamnés dans le cadre de ce procès dit de 100 jours.
Outre Vital Kamerhe, se trouve aussi, Samih Jammal, parmi les bénéficiaires de cette décision de la Haute Cour. L’homme d’affaires libanais a également vu sa condamnation au second degré, à 6 ans de servitude pénale, être cassée avec renvoi.
Un motif de satisfaction pour ses avocats qui auraient voulu que la juridiction de renvoi soit tout autre que la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.
«C’est un motif de fierté et de satisfaction parce que, la haute Cour nous a suivi par rapport aux reproches contre la procédure telle que menée devant la Cour d’Appel et nous renvoie devant cette même Cour autrement composée. On aurait même voulu que ça soit carrément une tout autre juridiction…comme vous le savez le président de chambre dont la décision a été cassée, c’est le même qui est le président de la juridiction», s’est inquiétée Me. Arlette Odia Kashama, avocat conseil de Jammal.
En dépit de cette inquiétude, Me. Arlette Odia attend de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, une justice équitable qui sera aussi au profit de la RDC.
«…Tout compte fait, l’essentiel est que la décision a été cassée et que cela donne une occasion aux prévenus de se défendre autrement. Le souhait de tout prévenu est que tout le droit au procès équitable lui soit garanti. A ce jour, nous attendons tout simplement que la Cour d’Appel respecte la procédure, respecte le droit garanti aux particuliers; naturellement, ça va conduire à une bonne justice qui sera distribuée et dans l’intérêt pas seulement des prévenus, mais aussi, dans l’intérêt de l’Etat congolais qui lui est également parti au procès», a-t-elle poursuivi.
Malgré plusieurs demandes de mise en liberté provisoire sollicitées dans toutes les juridictions où l’affaire est passée, le patron de Samibo sarl reste toujours en prison. Pour Me. Arlette Odia, le salut de son client ne peut forcément pas venir des instances judiciaires.
«Samih Jammal est le seul prévenu a être en détention jusqu’à ce jour. A ce stade, la décision de libération ne peut pas forcément venir des autorités judiciaires, elle peut aussi venir des autorités politiques. Nous les avons toutes saisies et, nous sommes confiants, surtout avec le coup des pouces de l’arrêt de la Cour de Cassation de ce jour que la liberté lui sera accordée dans les tous prochains jours».
Tout comme Vital Kamerhe, Samih Jammal doit également bien préparer sa défense pour cette ultime chance qui lui est accordée par la Cour de Cassation afin de prouver son innocence.
Joël Diawa
