Affaire François Beya: André-Claudel Lubaya monte au créneau pour dénoncer les irrégularités dans le traitement du dossier
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Le député national, André-Claudel Lubaya dénonce les irrégularités qui entacheraient la procédure de l’arrestation et du transfèrement de l’ex-conseiller du Chef de l’État en matière de sécurité, François Beya à la prison centrale de Makala.
«En violation de la constitution et des tous principes qui régissent un État de droit, Monsieur François Beya, ancien conseiller spécial du Président de la République a été arbitrairement arrêté depuis le 05 février et détenu illégalement dans les installations de l’Agence Nationale des Renseignements, ANR. Sans dossier en bonne et due forme, et sans être placé sous un mandat d’arrêt, il a été transféré à la prison centrale de Makala, où il croupit dans une cellule, depuis le lundi dans la soirée», a déclaré André-Claudel Lubaya.
Pour lui, le fait que le détenu n’a pas été entendu par un magistrat compétent avant son transfèrement à la prison centrale de Makala, viole la constitution et le droit de la défense.
«En l’absence d’un dossier judiciaire dûment instruit par un magistrat, compétent, dans le respect de la loi, celui du droit de la défense garantie à toute personne, le placement de l’intéressé à la prison de Makala constitue à la fois, une violation de la constitution et une détention toute aussi illégale qu’irrégulière», a dénoncé l’élu de Kananga
Dans le même ordre d’idée, le président de l’Union Démocratique Africaine Originelle, (UDA originelle), dit constater même la violation du principe de la présomption d’innocence reconnu à tout détenu et pointe du doigt, les autorités de la République.
«…l’arrestation de Beya qui, pourtant, jouit pleinement de la présomption d’innocence, revêt un caractère fondamentalement arbitraire qui accable les pouvoirs publics et les couvre de la boue infâme».
Une situation qui n’est pas loin d’être similaire à la loi du plus fort ; Lubaya accuse les bourreaux de Beya d’arrestation arbitraire.
«Loin de résoudre le problème, ceux qui font la loi du plus fort et qui l’incarnent avec suffisance, ont décidé d’aller d’irrégularités en irrégularités… La détention de François Beya est arbitraire et cela constitue une infraction punie par le code pénal congolais livre II. Ce transfert en prison ne met pas fin aux 60 jours de séquestration et ne dédouane pas non plus ceux qui le détiennent et ses collaborateurs de l’infraction d’arrestation et de détention arbitraire, prévenue et punie par le code pénal congolais livre II, article 67».
Puisqu’il n’est jamais tard pour mieux faire, le président de l’UDA originelle estime qu’il revient aux autorités de sortir de cette posture dévastatrice, en mettant fin à l’abus de pouvoir d’État, en rendant purement et simplement sa liberté à François Beya, ou du moins, le présenter immédiatement devant l’autorité judiciaire compétente, afin qu’il soit informé des motifs de son arrestation conformément à l’article 18 de la constitution.
Pour rappel, François Beya a été arrêté le 5 février 2022 à l’agence nationale de renseignement et transféré le 4 avril à la prison centrale de Makala. L’ex-conseiller du chef de l’état en matière de sécurité est soupçonné de porter atteinte à la sûreté de l’état.
AM
