25 juin 2026

Construction du TGI à Kasumbalesa et situation carcérale des pensionnaires des prisons du Kongo-Central, Rose Mutombo rassure les dirigeants de ces deux provinces

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Un lundi très chargé pour Rose Mutombo Kiese. La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a reçu tour à tour, le gouverneur de la province du Haut-Katanga, et le ministre provincial du Kongo-Central, en charge de la Justice.

Avec Jacques Kiabula Katwe, les échanges ont tourné au sujet de l’installation d’un Tribunal de Grande Instance dans la ville de Kasumbalesa qui dépend de la ville de Kipushi.

«A l’issue du conseil provincial de sécurité tenu le samedi 02 avril, il a été décidé, pour améliorer la qualité de la justice au niveau de Kasumbalesa, qu’un Décret devrait être pris d’abord par le Premier ministre, Erigeant le Tribunal de Grande Instance dans la ville de Kasumbalesa. Cette ville compte actuellement plus ou moins 600.000 habitants mais elle continue à dépendre totalement de la ville de Kipushi qui est à 120 Kms. C’est pour cette raison que nous sommes venus voir madame la ministre d’Etat, pour que Kasumbalesa soit érigé en Tribunal de Grande Instance», a déclaré le gouverneur Jacques Kiabula.

Rose Mutombo s’est pour sa part, montrée favorable et a promis de porter ce projet au conseil des ministres. Suite à cette assurance, Jacques Kiabula a rassuré de disposer une infrastructure consistante pour la matérialisation du projet.

«Ce qui a été noté et elle est satisfaite que ce projet soit porté par le conseil provincial de sécurité. Madame la ministre d’Etat va soumettre la question au gouvernement central pour que l’arrêté soit pris. Dans l’entre temps, nous allons nous mettre pour réunir les infrastructures requises pour avoir un Tribunal de Grande Instance. Madame la ministre d’Etat est tout à fait disposée pour porter ce projet au niveau du Gouvernement central. Évidemment, après consultation avec les instances qui sont concernées. Elle nous a promis d’ici peu de nous revenir avec une suite. En ce qui nous concerne, nous devons déjà commencer à nous préparer pour apprêter des infrastructures de sorte que nous ayons un Tribunal de Grande Instance à Kasumbalesa».

Les deux personnalités ont aussi évoqué la disponibilité des magistrats qui seront appelés à travailler dans cette juridiction.

«Je sais qu’il y a ce problème mais je sais qu’il y aura recrutement des magistrats d’ici peu. Et donc, c’est un problème qui sera résolu. Il y a tout de même des magistrats qui existent au niveau de Lubumbashi. Il y a des magistrats qui peuvent assumer le fonctionnement d’un Tribunal de Grande Instance de Kasumbalesa».

Le gouverneur du Haut-Katanga a profité de cette occasion pour passer en revue avec la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux l’état des bâtiments des prisons dans la province du Haut-Katanga. Il s’agit principalement de la Prison de Kassapa, la Prison de Buluo ainsi que les autres prisons de la province. Le constat est que toutes les prisons sont devenues vétustes puisqu’elles ont été construites depuis l’époque coloniale.

Avec Patrick Tala, ministre provincial du Kongo-Central en charge de la justice, ils ont évoqué la situation carcérale des prisonniers, de la ration, du désengorgement des prisons et de la situation administrative des agents et cadres du ministère provincial de la Justice.

Concernant la prise en charge alimentaire et soins médicaux, il a été noté que dans certaines prisons, les détenus sont nourris deux fois la semaine. Et pourtant la loi dit que les prisonniers ont droit à trois repas par jour.

La ministre d’Etat, a présenté à son interlocuteur, la répartition des fonds alloués à chaque prison. Elle dit avoir décanté la situation, mais le problème se pose au niveau de l’administration de la Justice dans la province.

Pour ce qui est de l’état des prisons, Patrick Yala a noté que toutes les 8 prisons de la province, à l’exception du Centre de Détention de Luzumu, se trouvent dans un état de délabrement très avancées. Elles ont toutes été construites à l’époque coloniale. La Prison Centrale de Boma en 1905, la Prison Territoriale de Luozi en 1905, la Prison Centrale de Matadi (Mulayi) en 1934. Tous les bâtiments de ces prisons ont vieilli entraînant une série de problème.

«La Prison Centrale de Boma n’a plus de clôture de séparation entre les détenus hommes et femmes. Cela a créé une promiscuité dans la cour de l’enceinte de la prison » a-t-il révélé.

Dans ces conditions, il y a risque élevé de viol de telle sorte qu’une femme détenue se retrouvait grosse.

Le nombre de détenus est un autre casse-tête, car, supérieur par rapport à la capacité d’accueil. La Prison Centrale de Matadi a une capacité d’accueil de 150 détenus, mais actuellement elle compte 560 pensionnaires. Quant à la Prison Centrale de Boma, elle a une capacité de 150 détenus, mais avec environ, 200 pensionnaires.

Sachant que Rose Mutombo Kiese milite pour le dépeuplement carcérale dans l’ensemble du pays, les prisons de la province du Kongo-Central ne seront pas en reste.

Joël Diawa

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