9 décembre 2025

RDC:Voici ce que la justice reproche à Willy Bakonga.

0
Partager

Ce depuis le 20 avril dernier que Willy Bakonga a été arrêté à Brazzaville alors qu’il venait d’embarquer à bord d’un vol régulier d’Air France à destination de Paris. Convoqué par la justice à Kinshasa, il avait refusé de répondre aux questions du Parquet et a préféré prendre la poudre d’escampette.

Les sources sécuritaire kinoise affirme que le nom du ministre d’Etat, ministre de l’enseignement primaire secondaire et technique n’apparaît pas sur les registres officiels du Beach Ngobila, et se dit convaincue qu’il a gagné Brazzaville clandestinement.

L’on se souvient que le 16 avril 2021, Willy Bakonga avait été invité au parquet général près la Cour de cassation pour être entendu sur des faits lui imputés, dont la nature n’était pas précisée. En cas de refus, le parquet avait promis de l’y contraindre.

Si Willy Bakonga bénéficie de la présomption d’innocence, et qu’officiellement, aucun fait infractionnel ne lui est allégué, plusieurs sources parlent des détournements des fonds destinés à l’enseignement de base. Selon un rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances, IGF, dont nos confrères de Jeune Afrique ont eu accès, Willy Bakonga est soupçonné d’avoir détourné « 1,5 million de dollars, somme initialement destinée à l’acquisition des matériels de lutte contre le Covid-19 dans les écoles ».
L’IGF lui reproche également, selon la même source, d’avoir « détourné des frais de fonctionnement de son ministère à la hauteur de 62 milliards de francs congolais, soit, 31 millions de dollars américains depuis qu’il est entré en fonctions ». Le même document affirme que Willy Bakonga a également « signé des arrêtés pour créer des écoles fictives et nommer des enseignants sans école, sans bureau »dont 34 000 personnes à Kinshasa, 21 000 personnes pour la province de la Tshuapa ».

En mars dernier, la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe avait condamné à vingt ans de travaux forcés Michel Djamba Kaombe, inspecteur général du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, et Delon Kampay, directeur national du Service de contrôle et de paie des personnels enseignants, SECOPE. Ils ont été reconnus coupables de détournement des fonds alloués au secteur de l’éducation, mais avaient affirmé avoir agi sur instruction de leur hiérarchie. A l’époque, la hiérarchie dans ce secteur n’était tout autre que le ministre Willy Bakonga.

About Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *