25 juin 2026

Audition parlementaire de l’ONU 2022 : Eddy Mundela plaide pour la création de l’organisation mondiale de l’environnement

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Les travaux de l’Audition parlementaire aux Nations-Unies au titre de l’année 2022 se sont clôturés, vendredi sur une note positive.

Le parlement de la RDC a, à cet événement de deux jours, qui s’est tenu sous le thème «Mobiliser les appuis politiques et élaborer des mesures inclusives pour une reprise durable», été représenté par Eddy Mundela Kanku, premier vice-président du Sénat.

Ce dernier a axé son discours sur «les engagements relatifs au changement climatique : l’intérêt général face a l’intérêt privé».

Le numéro deux de la chambre haute du parlement a rappeler «la nécessité de créer une organisation mondiale de l’environnement dont la RDC, en tant que pays solution, souhaite abriter le siège».

Eddy Mundela a manifesté le vœu de la République Démocratique du Congo à se porter candidat pour abriter le siège de cette organisation, parce-qu’elle se présente comme «pays solution dans la lutte contre le réchauffement climatique, compte tenu de ses richesses naturelles».

Le parlement congolais à-travers Eddy Mundela, son représentant à cette audition, a formulé trois propositions à l’Assemblée :

Premièrement, en ce qui concerne les reformes institutionnelle à mener, il a proposé de réfléchir sur l’adoption des politiques publiques privilégiant les investissements dans les énergies renouvelables ;

Deuxièmement, relativement à la question concernant l’emprise des intérêts privés sur l’intérêt général, Eddy Mundela a proposé une réflexion sur deux pistes, car,la première consiste à renforcer la régulation dans le secteur en mettant l’accent sur la sanction et le contrôle sur des questions liées au changement climatique et la seconde portera sur la sensibilisation de tous les acteurs, en ce compris les opérateurs privés, sur la nécessité pour la planète à réduire drastiquement les gaz à effet de serre ;

La troisième piste concerne la question de la protection de l’environnement, qui elle-même, impose que la femme soit associée à tous les niveaux de négociations intégrant cette thématique.

«Cette participation de la femme ne peut être efficace que si celle-ci est formée et informée suffisamment sur les enjeux de cette question» a-t-il souligné.

Il a qualifié l’égalite des sexes dans les processus décisionnels comme élément clé d’un politique durable.

Sur ce point, Eddy Mundela a mis en évidence la participation des femmes au processus décisionnel dans son pays. Selon lui, cette participation a connu «une nette progression» illustrée par les exemples suivants :

Au niveau du gouvernement, nous avons 23% des femmes, parmi lesquelles une Vice-Premier Ministre et deux ministres d’État ;

Au niveau du Sénat, nous sommes passés de 5% des femmes à la législature précédente, à 25% actuellement, avec trois femmes sur sept membres du Bureau, et trois femmes qui président trois des huit commissions permanentes du Sénat ;

A l’assemblée nationale, c’est une femme qui a dirigé le Bureau les deux premières années de cette législature.

On compte également des femmes dans tous les Bureaux des institutions d’appui à la démocratie, ainsi qu’à diverses responsabilités au sein de la magistrature.

A ce jour, la Banque centrale du Congo, ainsi l’administration de la douane sont dirigées par des femmes. On les retrouve également à la tête des plusieurs missions diplomatiques de la RDC à travers le monde.

L’Audition parlementaire 2022 a pour objectif de faire progresser le débat mondial aux Nations Unies et dans les capitales du monde autour du développement durable dans un contexte marqué par une crise sanitaire sans précédent née de la pandémie de Covid-19.

Joël Diawa

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