22 avril 2026

Kinshasa/Ngaliema : Clôture du mois de la femme sous le signe du dialogue entre le parquet et les OPJ femmes

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Tenue le samedi 28 mars 2026, cette rencontre s’est articulée autour du thème évocateur : « Droit, Justice et action pour toutes les femmes et les jeunes filles ». Elle a constitué un cadre d’échanges enrichissants, caractérisés par des débats de haute portée, traduisant une volonté commune de renforcer la collaboration entre actrices de la chaîne pénale.

Cette cérémonie vient ainsi couronner une série de visites d’inspection initiées par la Cheffe du parquet dans les différents commissariats de son ressort, avec pour objectif d’évaluer les conditions de travail, relever les insuffisances et proposer des pistes d’amélioration.

Une symbolique forte pour une collaboration renforcée

L’un des moments marquants de cette activité a été le partage d’un verre d’eau entre Madame le Procureur et les OPJ femmes présentes. Un geste hautement symbolique, illustrant l’unité et la complémentarité entre, d’une part, « les yeux et les oreilles » que constituent les OPJ sur le terrain, et d’autre part, « le cerveau » incarné par le ministère public.

Madame le Procureur de la République a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les femmes OPJ dans la compréhension et l’application des principes fondamentaux de la justice :

« Nous avons estimé qu’il est important d’écouter aussi les femmes OPJ parce qu’elles sont nos collaboratrices directes. Il fallait donc leur accorder une attention particulière, surtout autour d’un thème aussi crucial que celui du droit, de la justice et de l’action en faveur des femmes et des jeunes filles. »

Elle a également souligné l’importance de la trilogie abordée lors des échanges :

« Le droit reconnu aux citoyens doit être accompagné d’une justice équitable, et cette justice doit se traduire par des actions concrètes. Dans leur quotidien, les OPJ doivent incarner cette dynamique, car elles sont nos yeux et nos oreilles sur le terrain. »

Insistant sur la synergie nécessaire entre les différents acteurs judiciaires, elle a ajouté : « En tant qu’officiers du ministère public, nous devons travailler en parfaite collaboration avec les OPJ pour garantir une efficacité réelle dans l’application du droit et la matérialisation de la justice. »

Concernant les préoccupations exprimées par les OPJ, Madame le Procureur Marie-Claire Ruhamya Nanzige s’est voulue rassurante :

« Les doléances formulées seront analysées avec attention. Nous allons explorer les solutions possibles afin d’améliorer les conditions de travail et en faire rapport à la hiérarchie. »

Une initiative saluée et porteuse d’espoir

Au nombre des panelistes, le Premier Substitut du Procureur de la République, Clarisse Balepukayi. Elle a salué une initiative qu’elle qualifie d’inédite :

« Cette activité constitue une première au sein du parquet près le Tribunal de Paix de Ngaliema. Madame le Procureur a voulu célébrer le mois de la femme autrement, en mettant en avant la collaboration avec les agents de terrain. »

Elle a par ailleurs insisté sur l’importance de cette proximité avec les OPJ :

« Notre mission en tant qu’actrices de la justice nous impose de travailler étroitement avec ceux qui sont au contact direct de la population. Pérenniser cette collaboration est essentiel pour garantir une justice efficace. »

Revenant sur les motivations de la tournée d’inspection, elle a précisé : que cette démarche initiée par Madame le Procureur de la République fait suite à un constat amer : « Il était impératif d’identifier les insuffisances et d’y apporter des réponses concrètes afin d’améliorer l’image et le fonctionnement de la justice », a-t-elle ajouté avant de conclure avec un appel à l’engagement collectif :

« Nous accompagnons Madame le Procureur dans cette lourde responsabilité, avec l’ambition de voir la justice congolaise se revêtir de son habit le plus précieux : celui de l’efficacité, de l’équité et de la confiance. »

Au-delà de son caractère symbolique, cette conférence-débat s’inscrit dans une dynamique de réforme et de modernisation de l’appareil judiciaire à la base. En mettant un accent particulier sur le rôle des femmes dans la chaîne pénale, le parquet de Ngaliema envoie un signal fort en faveur d’une justice plus inclusive, participative et proche des réalités sociales.

Cette initiative pourrait ainsi servir de modèle pour d’autres parquets, dans un contexte où la restauration de la confiance entre la population et les institutions judiciaires demeure un enjeu majeur en République Démocratique du Congo.

Joël Diawa

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