Procès Constant Mutamba : l’ancien ministre de la Justice face aux juges qu’il avait autrefois vilipendé
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Ce mercredi à 8h00, dans une salle d’audience hautement sécurisée, doit se tenir un procès très attendu : celui opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Sur place, le reporter du Journal Télévisé des Droits Humains assure la couverture en temps réel de cette audience, symbole fort d’un principe fondamental : ‘’nul n’est au-dessus de la loi‘’. Les dispositions sécuritaires visibles autour et dans l’enceinte de la salle témoignent de la volonté des autorités judiciaires de garantir un procès équitable, sans perturbation.
De ministre à prévenu
Autrefois au sommet du ministère de la Justice, Constant Mutamba est aujourd’hui dans la position de prévenu, contraint de se présenter devant les mêmes magistrats qu’il avait publiquement qualifiés, sans preuve, de «mafieux ».
En vertu de la procédure judiciaire, bien que son identité soit connue de tous, il devra répondre aux questions d’usage à l’ouverture de l’audience :
Votre nom ?
Le nom de votre père et de votre mère ?
Que faites-vous dans la vie ?
Ce protocole n’a rien d’humiliant ; il est le même pour tout citoyen poursuivi devant la justice.
Désormais, c’est le « prévenu Mutamba » qui sera appelé à la barre, tel que l’exige le vocabulaire judiciaire. C’est là une application concrète du principe de l’égalité de tous devant la loi, où les juges ne se soumettent à aucune autorité, si ce n’est celle de la loi elle-même.
Un procès sous tension
Il n’est pas exclu que les avocats de la défense sollicitent la possibilité pour leur client de rester assis, en cas de problème de santé, ou qu’ils demandent une remise de l’audience afin de mieux préparer la défense et consulter les pièces du dossier.
L’audience s’annonce donc technique, tendue, mais surtout symbolique. Elle marquera l’évolution d’un discours politique souvent virulent vers une confrontation directe avec les règles du droit.
Attention aux débordements
Quel que soit le nombre de militants qui accompagneront le prévenu Mutamba, la justice reste incolore et impartiale. La présence de partisans ne saurait influencer le cours de la procédure.
Par ailleurs, toute tentative de perturbation ou de manifestation à l’intérieur ou aux abords de la salle pourrait exposer les auteurs à des poursuites pour délit d’audience, préviennent les autorités.
Enfin, il est bon de rappeler que le ministère public n’est qu’une partie au procès. Il ne revient qu’à la Cour de décider, au terme des débats, si Constant Mutamba sera condamné ou acquitté.
Poursuivi pour des faits de détournement présumé des deniers publics relatifs à la construction d’une maison d’arrêt dans la ville de Kisangani, Constant Mutamba clame toujours son innocence et dénonce un règlement des comptes.
Le Journal Télévisé des Droits Humains reste mobilisé pour vous faire vivre cette audience historique.
La Rédaction
