Promotion des femmes dans la magistrature : l’AFMEED salue une avancée majeure impulsée par le Chef de l’Etat
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La publication, le 28 juillet 2026, des Ordonnances présidentielles portant organisation judiciaire marque une nouvelle étape dans la promotion de la femme au sein de la magistrature congolaise. À travers cette série de nominations et de promotions, le Président de la République, Magistrat suprême, a confié à plusieurs femmes magistrates des responsabilités de premier plan à la tête des cours, tribunaux et parquets, tout en élevant d’autres à des grades supérieurs. Ces décisions sont perçues comme un signal fort en faveur de la valorisation des compétences féminines dans l’appareil judiciaire. Elles traduisent une volonté politique de renforcer une justice fondée sur le mérite, l’excellence et l’inclusion.
Dans un communiqué officiel signé par sa présidente Germaine Mankulu Matondo, l’Académie des Femmes Magistrates pour l’Émergence d’un État de Droit (AFMEED) a exprimé sa satisfaction à la suite de cette vague de nominations.
« L’AFMEED adresse ses vives et chaleureuses félicitations à toutes les femmes magistrates qui ont bénéficié de la confiance de la Haute Autorité, soit par leur nomination à la tête des cours, tribunaux et parquets, soit par leur promotion en grade », indique le communiqué.

Pour l’organisation, ces nominations dépassent le simple cadre administratif. Elles consacrent le travail, la compétence et le professionnalisme des femmes magistrates qui, au fil des années, se sont distinguées dans l’exercice de leurs fonctions.
« Ces distinctions constituent une reconnaissance du mérite, des compétences et du professionnalisme des femmes magistrates. Elles traduisent également la volonté de promouvoir une justice plus performante, plus inclusive et fondée sur l’excellence », souligne l’AFMEED.
L’Académie invite toutefois les nouvelles responsables à faire preuve d’exemplarité dans l’exercice de leurs fonctions. Elle les exhorte à servir la justice avec indépendance, intégrité et impartialité afin de consolider davantage l’État de droit en République démocratique du Congo.

« L’AFMEED encourage les heureuses promues et nommées à exercer leurs nouvelles responsabilités avec indépendance, intégrité, impartialité, compétence et un profond sens du service public, afin de contribuer davantage au rayonnement du pouvoir judiciaire et à la consolidation de l’État de droit », peut-on lire dans le communiqué.
Au-delà des félicitations, l’Académie réaffirme son engagement à accompagner l’ensemble des magistrats congolais dans le renforcement de leurs capacités. À travers des formations continues, des séminaires, des journées scientifiques et des activités de vulgarisation du droit, l’organisation entend contribuer à l’émergence d’une magistrature toujours plus performante.
« L’objectif demeure de promouvoir une magistrature d’excellence, capable de répondre efficacement aux défis de la justice moderne », rappelle l’AFMEED.

L’organisation renouvelle par ailleurs sa disponibilité à collaborer avec les institutions judiciaires afin d’améliorer durablement la qualité du service public de la justice au bénéfice des citoyens.
Les Ordonnances présidentielles du 28 juillet 2026 apparaissent ainsi comme un tournant dans la promotion du leadership féminin au sein du pouvoir judiciaire. En plaçant davantage de femmes à des postes stratégiques et en récompensant leur mérite, les autorités envoient un message fort en faveur de l’égalité des chances et de l’excellence.

Pour l’AFMEED, le véritable défi commence désormais : transformer cette confiance en résultats concrets, à travers une justice indépendante, efficace et proche des justiciables. Plus qu’une reconnaissance individuelle, ces nominations constituent une responsabilité collective au service du renforcement de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Joël Diawa
