RDC : Tout savoir sur la première audition de Constant Mutamba (Exclusif)
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Alors qu’il avait clamé haut et fort qu’il ne répondrait jamais à l’invitation du Procureur Général près la Cour de Cassation, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et grade s’est finalement rétracté. Ce mardi, Constant Mutamba a répondu au mandat de comparution lui émis, après l’autorisation d’instruction accordée par l’Assemblée Nationale.
Accompagné de son avocat, Me. Tharcisse Matadi Wamba, ancien Bâtonnier National, Constant Mutamba s’est rendu à l’Office du Ministère Public près la Cour de Cassation pour répondre au mandat de comparution.
Alors que d’’aucun redoutait un interrogatoire très musclé au regard du climat délétère qui règne entre le Ministre et le Procureur Général, les choses se sont pourtant passées autrement.
C’est l’Avocat Général Sylvain Kaluila qui a été désigné pour mener l’audition du garde des sceaux. Quelques heures seulement après son arrivée, ce dernier est reparti en homme libre. L’instruction étant secrète, rien n’a filtré de cette première audition.
Nos sources renseignent cependant que, l’audition n’a pas eu lieu . A la demande de l’inculpé, elle a été renvoyée au vendredi 6 juin à 10h00′ ; un autre mandat de comparution lui a été remis séance tenante.
Constant Mutamba est poursuivi pour l’infraction de détournement des deniers publics. Dans le cadre du projet de construction d’une maison d’arrêt à Kisangani, il a signé un contrat de gré à gré avec la Société Zion Construction SARL dont la qualification technique est remise en cause. Dans le cadre de ce projet, il est accusé d’avoir détournement plus de 39 millions USD dont 19.900.000 logent déjà dans le compte de la Société Zion Construction SARL. Pour sa part, devant la commission temporaire de l’Assemblée Nationale chargée d’examiner le réquisitoire du Procureur Général sollicitant l’autorisation de poursuites contre lui, le Ministre a reconnu ses erreurs administratives et a demandé l’indulgence des élus nationaux.
Ce mea culpa n’a par ailleurs pas empêché à la chambre basse du parlement de poursuivre le processus et d’autoriser l’ouverture d’une information judiciaire dans cette affaire.
Joël Diawa
