24 juin 2026

Célébration du mois de la femme : Le Barreau de Kinshasa/Gombe déterminé à faire des femmes avocates des actrices principales de la profession

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Une journée riche en échange et partage, et Bâtonnier de l’ordre du Barreau de Kinshasa/Gombe estime qu’accorder une attention particulière à l’exercice de la profession par la femme n’est pas « discriminatoire ». Me. Jean-Claude Mbaki est cependant revenu sur la fixation d’honoraire :

« Nous avons estimé qu’il était nécessaire que l’avocate puisse avoir une idée précise de la manière dont elle va facturer ses prestations surtout que c’est sur base de ces prestations qu’elle se fait nourrir. Nous, nous disons que les honoraires ont un caractère alimentaire, c’est pourquoi nous avons voulu échanger avec les avocates notamment sur cette question », a-t-il précisé.

Femme et mère en plus d’être avocate, cette dernière rencontre à cet effet autant de problème dans l’exercice de sa profession et se voit reléguer souvent au second rôle. Me. Sylvie Diulu, Présidente de la commission genre du Barreau de la Gombe reste convaincue que la femme peut cette fois-ci jouer le rôle prépondérant :

« …nous avions voulu à travers cet atelier, cerner ce problème et pouvoir proposer des solutions qui conviennent pour que la femme puisse être compétitive sur le marché au même titre que ses confrères. La femme est actrice, mais nous dirons plutôt qu’actrice dans un second rôle. Nous voulons maintenant qu’elle puisse prendre le rôle principal », a insisté Me. Diulu.

Ce rôle passe notamment par plusieurs défis à relever par la femme avocate. Au nombre de ces défis, le développement personnel, un aspect important que Me. Sylvie Mutamba a rappelé aux participantes :

« La femme avocate comparativement à l’homme a beaucoup des défis à pouvoir relever. Dans ses multiples casquettes, la femme avocate doit avoir en elle ce qui va lui amener un développement personnel. Si elle est développée personnellement, elle saura taxer ses honoraires, elle saura faire son travail comme il se doit au même titre que l’homme. Avec des croyances limitantes qu’on a eu depuis le jeune âge dans notre éducation, nous avons tendance à mettre la femme au second plan alors qu’on a fait les mêmes universités, on a les mêmes dossiers, donc nous devons être tous sur le même pied. Le développement personnel amènera la femme à avoir des défis à relever et à se battre pour y parvenir », a martelé la vice-présidente de la commission genre du Barreau de Kinshasa/Gombe.

Cet atelier s’est inscrit dans le cadre des activités du mois de la femme organisé par le Barreau de la Gombe. En République Démocratique du Congo, la journée internationale des droits des femmes est célébrée sous le thème : « La congolaise au centre de toutes nos ambitions ».

Joël Diawa

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