22 janvier 2026

RDC : Les étudiants de l’UNIKIN sensibilisés sur les violences sexuelles liées aux conflits et sur les techniques et méthodes d’autoprotection

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Rédaction: +243 817 406 088

« Le BCNUDH est là pour un appui technique. Nous apportons notre petit soutien au club des droits de l’homme de l’unikin et l’élargir à tous les étudiants car, les droits de l’homme est une cause noble qui appartient à nous tous et que chacun doit jouer sa partition », a déclaré Mama, le représentant du directeur de BCNUDH et officier des droits de l’homme.

Mathilde Mihigo a pour sa part, rappelé les critères déterminants d’un acte des violences sexuelles liées au conflit qui sont : le profil de la victime (personne présente du lieu de conflit), présumé auteur qui peut être membre des forces royalistes, du groupe armé ou terroriste et l’acte doit être en lien direct avec le conflit sur le plan temporel, géographique et causal. « Une telle victime mérite une prise en charge holistique notamment médicale, psychologique, juridique et la réinsertion », a fait savoir cette officière des droits de l’homme du BCNUDH ce, avant d’insister sur la lutte contre l’impunité pour mettre fin « aux violences sexuelles liées aux conflits ».

À son tour, la vice-présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme a exposé sur les perspectives de la CNDH en matière de lutte contre les violences sexuelles dans les zones post-conflits.

« La Commission Nationale des Droits de l’Homme s’est organisée pour cette période afin de mener des plaidoyers pour qu’on puisse restaurer la paix dans la partie Est de la RDC ; mais également veiller à la sécurité physique des personnes, principalement les femmes qui sont les principales victimes des violences sexuelles dans les zones de conflit. Nous organisons des sensibilisations, de monitoring, l’accompagnement des victimes pour un suivi holistique et humanitaire. Donc, la CNDH ne ménage aucun effort pour sa mission tant sur le plan national qu’international et accompagne le gouvernement dans cette grande lutte pour le retour de la paix et le maintien de l’ordre et l’intégrité nationale », a indiqué maitre Joëlle Kona Mbamba.

Satisfait des interventions si riches, le président du club des droits de l’homme de l’unikin a indiqué que cette conférence-débat entre dans le cadre de la journée internationale de la femme.

« Le club des droits de l’homme est une association scientifique et socio-culturelle. Nous organisons des conférences-débats, des concours, des colloques scientifiques. C’est ainsi qu’on n’a pas voulu passer inaperçu la journée de la femme. D’où l’organisation de l’activité de ce jour », a dit Joseph Mitchumbu.

Cette conférence-débat qui s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation de l’élite congolaise, tombe à point nommé au moment où la RDC est agressée par le Rwanda. Les violences sexuelles liées aux conflits qui sont imprescriptibles peuvent être considérées comme crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide.

AM

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