17 juillet 2026

Election gouvernorale à Kinshasa : La justice se saisit de la présumée corruption impliquant un candidat

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Rédaction :+243817406088

Selon plusieurs sources, « des députés provinciaux passent retirer des véhicules tout terrain neufs, présumés dons d’un candidat gouverneur de la ville de Kinshasa, stockés dans les parkings souterrains des immeubles River Tower (Sicilia), construits non loin du QG du Casier judiciaire à Gombe. »

Dans les images publiées par africanews, largement relayées sur la toile, l’on peut apercevoir inscrits les noms de quelques députés provinciaux kinois sur les véhicules. Il y a entre autre une certaine Patricia, Steve et Wema Koy Nicolas, « tous membres de la coalition 4AC-UDPS ». Il y a également un flanqué Président et un autre Kadima, précise africa news selon qui « 4 sur plus de 20 automobiles ont déjà été retirés ». « Daniel Bumba, un des candidats gouverneurs de la ville de Kinshasa, a ses bureaux (Appartement 102) dans l’un de ces immeubles et a l’habitude d’y recevoir ses invités », indique par ailleurs ce média.

Alertés par le nombre de ces véhicules sans plaques, des agents de sécurité sont arrivés sur place et ont interrogé des proches de Daniel Bumba. Ces derniers auraient nié et auraient affirmé que ces véhicules seraient les propriétés du Procureur Général près la Cour de Cassation.

Ayant été mis au parfum, ce dernier près a instruits Les Procureurs Généraux près les deux Cours d’Appel de Kinshasa afin « de déployer des inspecteurs ou Officiers de police judiciaire (pour) se saisir de tout acte de corruption suspecté ou avéré ».

Firmin Mvonde qui a demandé à ses collaborateurs « d’approcher les responsables locaux de la CENI pour les dispositions pratiques », estime en outre que « la procédure de flagrance sera la seule voie pour entamer des poursuites ».

De la corruption ou tentative de corruption !

A ce sujet, le code pénal congolais dans son article 147 reste plus éloquent : « Tout fonctionnaire ou officier public, toute personne chargée d’un service public ou parastatal, toute personne représentant les intérêts de l’Etat ou d’une société privée, parastatale ou d’économie mixte en qualité d’administrateur, de gérant, de commissaire aux comptes ou à tout autre titre, tout mandataire ou préposé des personnes énumérées ci-dessus, tout arbitre ou tout expert commis en justice qui aura agréé des offres, des promesses, qui aura reçu des dons ou présents pour faire un acte de sa fonction, de son emploi ou de sa mission, même juste mais non sujet à salaire, sera puni de six mois à deux ans de servitude pénale et d’une amende de cinq à vingt zaïres ». La peine prévue à l’alinéa précédent poursuit l’alinéa 2 du même article, « pourra être portée au double du maximum, s’il a agréé des offres ou promesses ou s’il a reçu des dons ou présents, soit pour faire, dans l’exercice de sa fonction, de son emploi ou de sa mission, un acte injuste, soit pour s’abstenir de faire un acte qui rentre dans l’ordre de ses devoirs ».

Face à cette situation, doit-on d’abord sursoir les élections prévues ce lundi 29 avril ou doit-on poursuivre l’exécution du calendrier ? Dans cette deuxième possibilité, au cas où le candidat cité dans cette présumée corruption était élu qu’adviendrait-il ?

Affaire à suivre…

Joël Diawa

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