Clôture du mois de la femme : La commission culture et genre du Barreau de Kinshasa/Matete invite les femmes-avocates à relever les défis de la profession
Rédaction:+243817406088
Sensibiliser et encourager les femmes-avocates dans l’exercice et la promotion de leur profession, c’est l’objectif poursuivi par l’atelier organisé ce jeudi 28 mars à par la commission culture et genre du barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete en marge de la journée internationale des droits des femmes.


Suivant le thème sous lequel cette journée a été célébrée à savoir, « d’investir en faveur des femmes : accélérer le rythme», les femmes-avocates du barreau de Kinshasa/Matete ont réfléchi sur le « Parcours et défis de la femme congolaise face à la profession d’avocat. »
Cet atelier s’est voulu un cadre d’échange où les avocates chevronnées comme Maître Puna Mvumbi Mamie-Angel, Maître Chérine Luzaisu, Maître Pauline Kanza et Maître Belinda Luntadila ont partagé leurs immenses expériences dans la profession avec l’auditoire.



A en croire cette dernière, il était important d’ « encourager les avocates à mieux prendre en considération leur profession » ; une profession qu’estime la Présidente de la Commission Culture et Genre du barreau de Kinshasa/Matete « …très difficile et noble » qui « n’est pas évident d’exercer dans le contexte de notre pays tout en étant femme. »
Face aux nombreuses recommandations qui ont été faites à l’issue d’un long moment d’échanges, Maitre Belinda Luntadila a estimé qu’il est plus que jamais essentiel « de parvenir à l’égalité des sexes et au bienêtre des femmes dans tous les aspects de la vie » afin de « créer des économies prospères et une planète saine. »

« La profession est pour tout le monde, il est possible d’y rester. C’est une profession où l’on peut se retrouver mais il faut savoir s’organiser. La profession d’Avocat n’a pas de sexe, sous la robe noire, il n’y a pas d’hommes, il n’y a pas des femmes. C’est-à-dire que c’est un défi à relever car, quand on veut, on peut. », a-t-elle renchéri avant d’encourager les femmes-avocates à prendre des responsabilités au sein de l’ordre :

« Le bâtonnat est ouvert à tout le monde ; aujourd’hui, nous n’avons qu’un seul bâtonnier femme Maître Chérine Luzaisu au Kongo-Central, nous avons eu dans le passé, Maître Rose Ntumba Kaja au Haut-Katanga. Ces défis-là, ne sont pas des difficultés incontournable, bien sûr on peut également le relever très facilement avec beaucoup d’organisation », a conclu Me. Belinda Luntadila.
Joël Diawa
