19 juillet 2024

TGI/N’djili : Marthe Fikilini Kankolongo promet de ne pas décevoir la confiance faite par le Chef de l’Etat à la femme congolaise. (Discours de renouvellement de serment)

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Au cours d’une audience publique et solennelle tenue le mardi 26 septembre à l’esplanade du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/N’djili, nouvelle Présidente du Tribunal de céans a renouvelé son serment statutaire avant la prise officielle de ses fonctions.

Dans son allocution, Marthe Fikilini Nankolongo s’est montré très reconnaissante au magistrat suprême et aux autorités judiciaires pour le choix porter en sa personne pour présider la destinée du TGI/N’djili.

« Au seuil de l’exercice pas moins des fonctions juridictionnelles, juge présidente de ce Tribunal, il m’est un devoir de remercier mon Dieu, maitre des temps et des circonstances qui m’a renouvelé sa grâce à me faisant compter parmi les nominés par le Président de la République. A cette occasion solennelle, qu’il me soit parmi d’exprimer mes hommages les plus déférents au Président de la République, magistrat suprême, son Excellence, Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo… Que les chefs de notre corps qui m’ont proposé au Président de la République pour nomination à ces fonctions notamment, le Président de la Cour Constitutionnelle, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et tous les membres du bureau, trouve ici, l’expression de ma gratitude », a déclaré Marthe Fikilini qui a fait la promesse « de ne pas décevoir la confiance » du Chef de l’Etat « faite à la femme congolaise en général, et en sa modeste personne en particulier ».

Se conformant à la pratique, la Présidente du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/N’djili a discouru sur « La saisine d’une juridiction siégeant en matière civile ou répressive au premier degré ».

Ce sujet s’est en effet imposé à elle, « en observant une posture à la fois hésitante et désordonnée lorsque les plaideurs entendent soulever des questions de procédure et la manière dont l’office se comporte face à cette question ».

Rappelant aux acteurs judiciaires l’ordre suivant lequel se présente les questions des de procédure, il y a lieu de savoir que celles ayant trait à la question de saisine d’une juridiction, Marthe Fikilini a reposé essentiellement son exposé sur la vérification de la saisine du juge au moyen des exploits de justice signifiés aux parties au procès civil et pénal. « La question de saisine du juge constitue la première porte d’entrée pour l’exercice d’une juridiction par un juge », a-t-elle évoqué quant à ce.

« Nous estimons que toute décision y compris celle décrétant la fin de non procédé ne peut être prise que par le juge valablement saisi. Donc, la question de saisine du juge est cruciale en ce qu’elle compte, avec d’autres, parmi les causes d’annulation sans évocation et de cassation sans renvoi, des décisions rendues sur fond d’une saisine irrégulière ou absence total de saisine », a-t-elle renchérit.

En état actuel de la législation poursuit-elle, le juge devrait se montrer « très regardant chaque fois qu’il se trouve devant un exploit de justice signifié à un voisin non suffisamment identifié, éviter dans la mesure du possible, d’adjuger le défaut à la première audience… » Car il s’agit à son sens, d’une « garantie supplémentaire d’un procès équitable ».

Joël Diawa

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