19 juillet 2024

Tripaix de Kinshasa/Lemba : Après divorce avec Matthieu Ilunga Mutombo, Magalie Mpunga qui a injustement accusé son ex époux d’abandon de famille et privation de liberté aux enfants, peine à prouver ses allégations

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Rédaction :+243817406088

Si pour les uns épouser une femme c’est trouver le bonheur, il en est forcément pas le cas   pour Matthieu Ilunga Mutombo. Ce dernier est poursuivi par son ex épouse,  Mpunga Kumba Magalie devant le Tribunal de Paix de Kinshasa/Lemba pour 4 chefs d’accusation notamment  l’abandon de famille, faux en écriture et son usage, privation de liberté aux enfants et tentative d’enlèvement.

Les deux se sont mariés depuis 2005 et de cette union sont nés deux garçons et deux filles, tous mineurs. Après près de 18 ans de vie conjugale, les choses ne semblaient plus marcher comme les deux conjoints l’ont espéré  et ont enclenché le processus de divorce. C’est alors que le 19 janvier 2023, le Tribunal de Paix de Lubumbashi-Kamalondo va rendre un jugement prononçant le divorce tout en accordant la garde des enfants à la femme et à prévu le droit de visite de leur père à tout moment et que les enfants pouvaient rendre visite à leur père une fois la semaine. Le Tribunal s’est par ailleurs réservé quant à la question relative à la liquidation de leur régime matrimonial disant « les deux parties sont tenues de contribuer selon leurs facultés et moyens, à titre de pension alimentaire à un montant correspondant pour les besoins de leurs enfants ». La décision judiciaire instruisait aussi que les enfants doivent se faire soigner à l’hôpital de la société de leur père, mais Magalie Mpunga et son père auraient «décidé de quitter Lubumbashi avec les enfants sans l’autorisation de Matthieu Ilunga», ont dénoncé les avocats de Matthieu.

Bien avant ce verdict, le juge avait pris une ordonnance qui exigeait la retenue à la source dans le salaire de l’époux pour sa contribution à la pension alimentaire. Une mesure provisoire en attendant que le dossier du divorce soit complètement vidé, et Matthieu Ilunga contribuait à la hauteur 3600 USD.

En date du 09 mars 2023 Matthieu Ilunga a obtenu l’ordonnance N° 1382 RESD 423/I en rapportant celle qui ordonnait la retenue à la source des frais de pension alimentaire. Cette ordonnance avait aussi interdit aux enfants et  leur mère de quitter la ville de Lubumbashi.

Magalie Mpunga se serait tout de même «malicieusement» organisée avec la complicité de son père «pour faire déplacer les enfants de Lubumbashi à Kinshasa à l’insu du père des enfants ignorant le fait que ces enfants étaient en pleine année scolaire», a confié Matthieu Ilunga au Tribunal qui dit s’être rendu compte qu’un moment les enfants étaient chassés de l’école pour absence non justifiée.

C’est à partir de ce moment-là qu’il va saisir le Tribunal pour enfants et différents services de sécurités pour empêcher la sortie des enfants de Lubumbashi. En alertant les services à Lubumbashi, il est venu à Kinshasa où il était cité au même moment au Tribunal de Paix de Ngaliema. A Kinshasa, il a encore écrit aux services pour ne pas permettre que les enfants quittent le pays sans son accord. C’est à ce moment-là que Matthieu ira saisir le parquet de Matete qui a instruit et ordonné que les enfants retournent à Lubumbashi, requérant un inspecteur qui devra les accompagner.

Mpunga Kumba Magalie vient devant le Tribunal de Paix de Lemba pour solliciter la condamnation de son ex époux et père de ses enfants pour notamment faux et usage de faux au motif que ce dernier aurait par devant le parquet près le TGI/Matete fait usage de cette l’ordonnance N° 1382 RESD 423/I du 04 juin.

Des révélations pendant l’audience

Etre premier à saisir les Cours et Tribunaux n’est pas synonyme d’avoir raison dit-on. Le Cité Matthieu Ilunga a démontré noir sur blanc devant le tribunal  qu’il n’avait fait que répondre aux questions du parquet avec à l’appui, toutes les décisions judiciaires contenues dans différents dossiers contenant les décisions prises par les autorités compétentes, notamment, l’interdiction formelle pour son ex conjointe et ses quatre enfants de quitter Lubumbashi. Matthieu Ilunga se pose la question de savoir si ces ordonnances sont ses œuvres, où et quand a-t-il altéré la vérité dans ces ordonnances pour qu’il soit reproché ainsi.

Il a par ailleurs révélé au tribunal qu’en lieu et place que son ex épouse respectent les décisions prises dans ces ordonnances, elle se ferait malheureusement entêté par son père.

Point n’était donc question d’une quelconque « séquestrant, moins encore de privation de liberté de ces quatre enfants et leur maman tel qu’avancé par la partie citante, mais plutôt une mesure prise par le paquet de Grande Instance de Kinshasa/Matete pour voir comment les rapatriés à Lubumbashi», ont renchérit les avocats du cité.

Au moment de l’instruction, Il a été difficile à démontrer comment un père dont le droit de visite a été reconnu vis-à-vis de ses enfants et vice-versa, peut-être poursuivi de tentative d’enlèvement alors qu’il cherchait ses enfants disparus de la ville où ils étaient tous assignés par le Tribunal pour enfants.

En ce qui concerne toujours la pension alimentaire, plusieurs révélations ont été faites comme qu’en dépit de la consommation du divorce, la femme continuait à gérer plusieurs affaires financées par le mari dont une parcelle dans une place commerciale à Lubumbashi pour laquelle, elle continue à percevoir le loyer, la résidence familiale, qu’elle a décidé de quitter pour mettre des locataires ainsi qu’un salon de coiffure.

L’époux se plaint que son ex partenaire lui refuse de rendre visite aux enfants alors qu’il dit avoir besoin d’accomplir ses devoirs en tant que parent.

« Depuis mars 2022, elle m’empêche de voir mes enfants J’ai le droit de visite  à tout moment et les enfants doivent venir me voir une fois la semaine. Elle s’est organisée pour amener les enfants à Kinshasa » s’est plaint Matthieu Ilunga devant le Tribunal de Paix de Lemba.

Le ministère public qui a souvent penché en faveur de la partie civile, a dans son réquisitoire, au regard des faits, décidé de divorcer d’avec elle et solliciter du tribunal de dire non fondée l’action de Magalie Mpunga.

La partie citée quant à elle  à dans sa plaidoirie, sollicité une action reconventionnelle et a demandé au tribunal de condamner le citante au payement de 120.000 USD pour les préjudices subis.

Le Tribunal ayant suffisamment été éclairé, a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai légal.

Affaire à suivre…

Merlin Kamalandua

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