Procès Jean-Bosco Kayombo et consorts : Le MDR reste confiant et appelle à la vigilance
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Le procès de présumé détournement à la société nationale d’Electricité, (Snel SA) entre dans sa phase décisive. Après la plaidoirie et la réquisition du ministère public, il ne reste que l’arrêt de la Cour attendu dans les jours avenirs. L’organe de la loi a requis 6 ans de servitude pénale pour l’ancien Directeur Général Jean-Bosco Kayombo.
Un aveu d’innocences…
Le Mouvement des Défenseurs de la République qui suit de près cette affaire qualifie d’une vaste blague cette réquisition qui selon lui, démontre que le ministère public n’a aucune preuve de détournement.
« Il se fait que le magistrat accusateur a soutenu devant la Cour que Monsieur Jean-Bosco Kayombo Ex DG de la Snel a détournée notez : 7. 753 532 $ destinés à l’achat des compteurs, 207, 18 $ payé à la société petro africa qui avait livrée d’huiles impropres. Notez bien, il a détourné l’argent qui a payé à la société qui avait livré des huiles, comprenez l’incohérence, 15 000.000 des rands destinés à l’achat des ambulances, 247 356 $ le 18 juillet 2019, 128 330 $ le 27 novembre 2020, 1 999, 33 $ de l’assurance maladie et couverture des soins de santé. Le Mouvement des Défenseurs de la République MDR s’est livré au calcul de savoir l’addition de toutes ces sommes donnerait quel montant. Tenez que nous sommes à plus de 11 millions $ de détournés. Combien d’écoles, combiens d’hôpitaux, combien des routes construites. Et pour tous ces détournements, le ministère public n’a demandé à la Cour de condamné Monsieur Jean-Bosco Kayombo qu’à 6 ans alors que le législateur lui donne la possibilité d’aller jusqu’à 20 ans », nous confié Mutombo Baji, porte-parole du MDR.
« Le MDR considère que c’est sa façon à lui d’exprimer sa repentance parce qu’il y a eu conscience chez lui qui a travaillé lui disant, pourquoi vous allez demander autant de peine pour des gens que vous connaissez innocents. L’innocence de Monsieur Jean-Bosco Kayombo a parlé au ministère public », a-t-il poursuivi.
De l’insuffisance des preuves du ministère public à l’obscurité de la déposition de l’IGF
Cette innocence de Kayombo est renforcée par deux faits relevés au cours du procès par cette structure à savoir : la déposition incohérente de l’Inspecteur Général des Finance Chef des services et la difficulté pour le ministère public à prouver le détournement qu’il soutient.
« Ce que les avocats de Jean-Bosco Kayombo ont présenté devant les juges est infiniment émouvant. Me Dodo avait juré le premier jour du procès que si le ministère public produisait seulement une seule preuve écrite sur la table de la Cour, il hotterait sa propre toge. Mais le MDR constate que jusqu’à la fin de ce procès, le ministère public n’a produit aucune preuve écrite. Et d’ailleurs, face aux preuves imbattables de Monsieur Kayombo, il a changé son accusation sur la question des ambulances en disant qu’il ne s’agissait pas d’un détournement, les 15 millions des rands n’étaient pas sortis, mais qu’il s’agissait plutôt d’une tentative de détournement se basant sur le veto évoqué par Monsieur Alingete lorsqu’il était passé pour déposer devant la Cour. Mais les avocats de la défense ont poursuivi en demandant à ce monsieur que le veto de l’IGF soit présenté devant la Cour, mais l’IGF, comment avait-elle mis ce veto ? Par un appel téléphonique, est-ce était par un sms, c’était verbalement ? Mais malheureusement nous avons constaté que ni le ministère public, ni l’IGF n’a pu produire la preuve écrite du veto ».
Kayombo victime de son expérience
Le Mouvement des Défenseurs de la République dont l’enquête avait présente Jean-Bosco Kayombo comme bon gestionnaire lors de son passage à la Snel s’étonne et constate ce qu’il qualifie d’un acharnement contre celui dont le CV parle à sa place.
« Paradoxalement, étonnement, ce qui explique le malheur de Monsieur Jean-Bosco Kayombo aujourd’hui c’est le poids de son CV. Tenez que Monsieur Jean-Bosco Kayombo est à la Snel depuis 1985, c’est-à-dire à peu près 40 ans. Il est allé étudier en Côte d’Ivoire avec la bourse de la Snel après avoir gagné le concours. A son retour, il sera engagé à la Snel. Et lui-même l’a dit. C’est depuis que les autorités du pays ont décidé d’ouvrir l’appel à candidature pour devenir DG Snel, Regisdeso etc… que mon malheur a commencé. On a voulu au regard de mon CV m’éliminer. Son CV fait 8 pages, alors, les fossoyeurs de la République ont tenté plusieurs fois de l’éliminer, ils n’ont pas réussi, c’est ainsi qu’ils ont piégé la justice pour que cette dernière les aide à conclure leur sale besogne », renchérit le porte-parole du MDR qui en défit de ce fait, reste confiant et crois en une justice équitable en faveur de Kayombo :
« Nous au niveau de MDR, nous restons confiant, nous disons que la Cour a tout compris et qu’elle va rendre son arrêt dans le sens d’acquitter Monsieur Kayombo et ses collaborateurs. Nous en appelons à la vigilance. Il ne faut pas que la Cour ne tombe dans les pièges et qu’elle serve les intérêts mesquins des fossoyeurs de la République qui sans expérience ni mérite, ont des ambitions grosses comme le ciel ».
Au regard de l’absence des preuves tangibles de détournement, tout porte à croire que Jean-Bosco Kayombo devrait être acquitté.
AM
