RDC : Les inspecteurs du travail outillés par l’APLTP sur la lutte contre la traite des personnes.
En République démocratique du Congo, près de 70% de la population
active est au chômage ; dans ce contexte d’exclusion dû au manque d’emploi, ceux qui y ont accès évoluent très souvent dans un environnement précaire, et sont victimes de nombreux cas de violations des droits de l’homme, dont la traite des personnes souvent dans le secteur des mines, de l’hôtellerie, de l’agriculture, des travaux domestiques.
Face à cette vulnérabilité, les inspecteurs du travail doivent jouer pleinement leur partition, à savoir: la protection du travailleur.
Cette réalité telle que présentée, justifie le bien fondé de cette formation organisée ce mercredi 14 juillet par l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes, APLTP. Une formation au cours de laquelle, les inspecteurs du travail ont appris leur rôle dans la lutte contre les réseaux des trafiquants impliqués dans les pratiques d’esclavages.
Un jour a suffit à l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes, organisatrice de cette session, pour mettre l’accent sur les indicateurs permettant d’identifier les cas de traite, faire connaître le cadre juridique congolais et les modalités de prise en charge des victimes.
» Cette séance de travail a permis aux participants de mieux comprendre la traite.Et puisque leur mission première consiste à veiller à la protection des travailleurs, selon l’article 187 de la loi n°15/2002 du 16 octobre 2002. Les inspecteurs du travail vont aider le gouvernement à combattre ce fléau qui avilit l’homme » a affirmé Guy Bao Ebamu, coordinateur technique de l’APLTP
L’organisation Internationale pour les Migrations, OIM et l’Agence des États-Unis pour le développement international, USAID n’appuient pas uniquement l’APLTP à sensibiliser sur la traite des personnes, mais aussi à prendre en charge les victimes. Pour Ely Thelot, conseiller technique à l’OIM, » Cette formation permettra aux inspecteurs du travail de mieux identifier les victimes des travaux forcés, afin que le pays soit mieux classé dans le prochain rapport de lutte contre la traite »
Avant les acteurs de première ligne dans le secteur du travail, les assistants sociaux,les magistrats debouts et assis, les avocats et les journalistes ont eu droit à l’apprentissage de la traite des personnes.
Il faut également noter que dans son arsenal juridique, la Rdc ne dispose pas encore d’une loi spécifique sur la traite des personnes. Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre la traite des personnes en Rdc, mis à l’oeuvre par l’OIM avec l’appui financier du gouvernement américain à travers l’USAID.
Ce projet, vient aussi en appui à l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes, afin de renforcer les capacités de ses membres et l’aider à jouer pleinement son rôle de coordination sur toute l’étendue du territoire congolais.
Nadia Mabonso
