Non participation des élus UNC aux activités du CACH et de l’USN : Certains députés s’écartent de la ligne édictée par le parti
Dans sa déclaration politique du 16 juin 2020 consécutive au verdict rendu par la cour d’appel de Kinshasa/Gombe sur le dossier Kamerhe, l’Union pour la Nation Congolaise a pris des mesures sévères aux conséquences politiques néfastes.
Dans cette déclaration lu par son secrétaire général, la direction politique nationale de l’UNC a demandé aux élus du parti à tous les niveaux » de suspendre leur participation aux activités politiques du CACH et de l’Union Sacrée de la Nation, en ce, comprise celles du groupe parlementaire CACH « .

Cette décision est prise en attendant » les résultats » de l’évaluation de l’accord de Nairobi ( accord créant le Cap pour le Changement) et du partenariat politique du parti au niveau du CACH et de l’USN a poursuivi le secrétaire général Billy Kambale.
Cette position risque de faire voler en éclat le parti de Vital Kamerhe qui enregistre déjà des contestations à son sein.
La dernière en date est celle du député national Chrispin Mbindule. Dans un tweet, l’élu de Butembo s’est écarté de la ligne tracée par la hiérarchie de son parti :
» Je reste memebre fervent du groupe parlementaire CACH et acteur permanent de l’Union Sacrée pour la Nation. La fin de l’espoir est me commencement de la mort » a-il écrit.

Le député national et ancien secrétaire général du parti Jean-Baudouin Mayo, vois les choses dans le même sans que son homologue de Butembo. Il invite par ailleurs à plus des réflexions pour une solution fédératrice :
» J’invite les membres de l’UNC au calme et à la réflexion pour des décisions globales et fédératrices. L’Union Sacrée de la NArion dont je demeure membre, le seul cadre où nous continuerons à parler du dossier PN. Hier 20, aujourd’hui 13, pourquoi pas acquittement demain ? » s’est interrogé l’ancien vice-premier ministre, ministre du budget.

Selon les informations recoupées par la rédaction de infos-droitshumains.net, la direction politique de l’Union pour la Nation Congolaise aurait demandé à ses membres qui sont ministres et mandataires publics de démissionner de leurs postes. Cette décision n’avait pas été excitée par ces derniers.
Cette situation laisse entrevoir une scission et une crise avenir au sein du parti si Vital Kamerhe n’intervient pas par son arbitrage.
