25 juin 2026

Arrestation du juge Héraclès Tshibola et Sam Bakasende: Les révélations de la COCOLUCO dédouanent les prévenus

Partager

Rédaction :+243817406088

C’est depuis le mercredi 31’mars dernier que Héraclès Tshibola, Juge au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe est poursuivi en procédure de flagrance, pour l’infraction d’usurpation des fonction publiques et escroquerie. A en croire l’organe de la loi, Héraclès Tshibola se serait présenté comme conseiller spécial du Chef de l’État, en complicité avec son coaccusé, Sam Bakasende, pour escroquer la somme de 10.000$ à Tshibangu Mukuna Kalambay, Président du Conseil d’Administration de la Regideso.

infos-droitshumains.net est parvenue à mettre la main sur les révélations faites pas les deux co-prévenus principaux dans cette affaire, à savoir, Héraclès Tshibola Mulumba et Sam Bakasende wa Kasende.

Contrairement à ce qui se raconte, le premier dit avoir été arrêté «arbitrairement» le 30 mars :

«J’accompagnai mon ami Sam Bakasende auprès de son oncle Tshibangu Mukuna Kalambay, PCA de la Regideso, pour aller retirer l’argent pour pouvoir convaincre les des députés provinciaux du Kasaï-Central, à soutenir sa candidature au poste de gouverneur. Arrivé sur le lieu, j’étais étonné de me voir administrer des coups par un certain Serge qui travaille au cabinet du conseiller spécial, en disant que je suis le conseiller spécial du Chef de l’État. Je lui ai répondu que ce n’est pas moi. Je suis venu accompagner mon ami chez son oncle, le PCA de la Regideso. Soudain, j’ai été amené manu militari, sans une escorte jusqu’à la CNS, où, j’ai été humilié, torturé avec le matraque électronique, et même menacé sans même me donner le droit de m’exprimer».

Héraclès Tshibola dit par ailleurs n’avoir jamais perçu 10.000 USD provenant du PCA de la Regideso.

«Toute fois, contrairement à ce qui se raconte, je n’ai jamais touché à l’argent de monsieur Mukuna et je ne me suis jamais présenté devant lui comme conseiller spécial du Chef de l’État. C’est ma toute première fois de le voir».

Une version des faits confirmée par le co-prévenu Sam Bakasende, coordonnateur délégué national de la coalition des ONG congolaises de lutte contre la corruption, COCOLUCO.

C’est en cette qualité qu’il dit avoir été contacté par Mukuna Kalambay, pour des services ci-après :

  1. Organise une conférence de pour remercier le chef de l’État pour sa nomination à titre intérimaire au poste du PCA de la Regideso ;
  2. Chercher et rechercher les contacts pouvant faciliter le maintien de son poste de PCA dans les prochaines ordonnances pour avoir les moyens de faire face aux besoins du territoire de Dimbelenge , pour préparer les élections de 2023
  3. Que la COCOLUCO (dont le prévenu Bakasende est coordonnateur délégué national) l’aide à le faciliter d’entrer en contact avec les députés provinciaux comme il est candidat gouverneur au Kasaï-Cental ;
  4. S’organiser pour la descente au Kasaï-Cental pour préparer son arriver et organiser des séances avec les députés pour remporter la victoire.

C’est dans cette optique que le prévenu Sam Bakasende dit s’être investi pour répondre à la demande du PCA de la Regideso, mais malheureusement, ce dernier n’a pas respecté son engagement.

«Je note que depuis notre entretien jusqu’à la conférence de presse, je n’ai perçu que 200$, alors que la conférence de presse devrait coûter chère. Malgré, son impossibilité à mon regard, j’ai tenu à ma promesse d’organiser la conférence de presse», a-t-il renchérit.

A cet effet, la COCOLUCO et son coordonnateur ont décliné «toute implication juge Tshibola Mulumba dans cette affaire», de la part d’une personne qui je cite : qui «n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis de COCOLUCO et son coordonnateur Sam Bakasende Wa Kasende, victime des humiliations, tortures, menaces et arrestation arbitraire».

Tout observateur averti attendant avec impatience de connaître l’issue de cette affaire. Seule, une Justice juste et équitable pourra éclairer la lanterne de l’opinion. Au-delà des allégations des uns et des autres, nous restons convaincu que la Cour dira un bon droit.

Entre-temps, tous les prévenus restent en détention préventive ; leurs conseils promettent de formuler une demande de mise en liberté provisoire.

La Rédaction

About Author