Procès 100 jours : Samih Jammal saisit les instances internationales.
Condamné à 20 ans de prison pour détournement des deniers publics, corruption et blanchiment des capitaux, dans le célèbre procès dit de 100 jours, le Libanais Samih Jammal, patron des entreprises Samibo Congo sarl et Husman sarl, « Sociétés destinées à fournir les maisons préfabriquées » continue à croupir dans les pavillons de la prison centrale de makala.
Dans l’entre temps, ces avocats comptent engager des poursuites, notamment pour torture. Dans leur viseur, plusieurs personnalités politiques congolaises.
Jacqueline Laffont, Benjamin Grundler, Jemal Taleb et François Artuphel, avocats conseils de l’homme d’affaire libanais s’apprêtent, selon les informations de jeune afrique, à saisir le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, Cirdi, et l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, Ohada.
Selon la même source, ces avocats annoncent également porter plainte pour torture devant le tribunal de première instance de Bruxelles, au nom de la compétence universelle. Au moins, trois responsables congolais sont visés. Il s’agit de Désiré Cashmir Eberande Kolongele, ancien directeur de cabinet intérimaire de du chef de l’Etat, François Beya, son conseiller spécial en matière de sécurité et Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre honoraire.
Dans une lettre qu’ils ont fait parvenir au président Félix Tshisekedi, ces avocats demandent libération immédiate de leur ckiznt, et son transfert en Turquie.
» L’homme d’affaires libanais doit subir une intervention chirurgicale à l’hôpital de l’université d’Istinye, situé à Istanbul. Une fois l’opération chirurgicale effectuée, Jammal prend l’engagement solennel de retourner à Kinshasa et de se présenter à l’audience qui se tiendra devant la Cour d’appel, dès qu’une date sera fixée ». peut-on lire dans cette correspondance.
