2 mai 2026

TGI/Gombe sous l’ère Pierrot Bakenge : une juridiction, un reflet de l’État de Droit

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Rédaction :+243817406088

C’est depuis le 17 juillet 2020 que Pierrot Bakenge Mvita a été nommé, par ordonnance présidentielle, Président du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. Après 20 mois seulement, il est parvenu à façonner cette juridiction, en la donnant une image plus que positive.

Assainissement du milieu professionnel

Dès l’avènement de Pierrot Bakenge, le TGI/Gombe a revêtu la plus belle robe qu’elle n’a jamais portée.

Toutes les trois salles d’audience ont été équipées, repeintes et climatisées; les salles de banquet et tous les bureaux ne étaient pas en reste.

Dans tous les couloirs du TGI/Gombe, on aspire désormais, un air frais, et régulièrement, il y a une touche de peinture.

De quoi réjouir tout le personnel qui y travaille désormais, dans une atmosphère sereine.

«Nous faisons un effort pour que les magistrats soient dans des conditions plus au moins acceptable, les justiciables que nous recevons, les soient aussi» a déclaré Pierrot Bakenge, parlant de la raison de cette action.

Une action qui a redonnée l’image positive du TGI/Gombe, considéré depuis, comme l’une des références de la justice congolaise.

Les 5 axes qui font la force de l’action Bakenge

Surnommé coach par ses collaborateurs, Pierrot Bakenge Mvita a reposé son action sur cinq axes prioritaires afin d’instaurer la bonne administration de la justice, gage de l’état de droit.

Dès son arrivée, le numéro un du TGI/Gombe a fait de son mieux pour que les délais des prononcés soient respectés.

«Je me suis fixé comme objectif, d’être dernière les juges pour que les décisions soient rendues dans le délai prévu par la loi, ou dans le délai raisonnable. Et nous nous y attelons».

Deuxièmement, il a fait de son mieux pour éviter les réouvertures des débats de complaisance.

«Vous voyez les gens prendre les dossiers en délibéré, et au bout d’un certain temps, au lieu de se prononcer sur le litige, ils exigent la réouverture du débat. J’ai mis fin à cette pratique».

Pierrot Bakenge Mvita a, pour rendre les magistrats de sa juridiction compétitifs et assidus, mis l’accent sur la formation.

«Le justiciable a droit à un juge bien formé. Un juge qui est bien formé, peut bien dire le droit, voilà pourquoi j’ai instauré le système des plénières, qui se tiennent régulièrement, pour débattre des questions de droit et échanger avec les magistrats, aborder des dossiers assez complexes et trouver des solutions d’ensemble».

Avec 57 magistrats, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe semble être la juridiction la plus pléthorique de la République. Mais au regard des dossiers enregistrés, aucun d’entre eux tourne les pouces. Pierrot Bakenge a mis tout le monde au service.

«Dans ma juridiction, vous ne trouverez pas les magistrats qui sont mis à l’écart pour tel ou tel raison. Tout le monde travail, et j’en ai pour preuve les roulements qui sont publiés».

La baisse de certains frais de justice est également à mettre à l’actif de Pierrot Bakenge.

A l’époque pour avoir une ordonnance abréviative de délai, il fallait payer 100$, mais depuis qu’il est arrivé à la tête de cette juridiction, le prix a été rabattu à 20$. De quoi soulager la peine des justiciables.

Sur le plan administratif, il y a de quoi enviée cette juridiction. Tous les greffes, du civile au pénal, en passant par le divisionnaire, le travail se passe dans un climat de sérénité. Tous les dossiers sont traités avec promptitude et sont, bien archivés» laisse entendre un greffier.

Victime des difficultés inhérentes à la justice congolaise

Comme l’ensemble de l’appareil judiciaire RD congolais, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe éprouve les mêmes difficultés, liées au moyen de fonctionnement.

Lorsque par exemple les magistrats sont appelés à aller tenir des audiences en prison, c’est à leurs propres frais. Ils sont obligés de recourir aux moyens de bord. Pour se faire, Pierrot Bakenge plaide pour que la justice soit dotée d’un budget conséquent.

«…nous sommes vraiment obligés à fournir des efforts, nous sommes appelés à un esprit d’initiative pour faire marcher les choses, c’est très difficile. Notre souhait c’est que nous soyons doté d’un budget de fonctionnement conséquent, ce qui nous permettrait de faire pas mal des choses et de travailler dans des meilleurs conditions».

Un reflet de l’Etat de droit

Le directeur de la prison, par une correspondance adressée aux autorités judiciaires, avait lancé un cri d’alarmes sur la surpopulation carcérale. Faisant sienne cette situation, le Président du TGI/Gombe a instruit aux magistrats de sa juridiction de prendre le plus grand nombre des dossiers en délibéré, et de les traiter avec diligence. Pierrot Bakenge s’était personnellement rendu à la prison centrale de Makala pour se rendre compte de l’application de ces instructions.

Malgré les efforts consentis à instaurer un véritable état de droit, bon nombre des congolais restent encore dubitatifs. Pierrot Bakenge les invite à ne pas perdre espoir, car, dit-il, «il y a des signes perceptibles qui montrent que nous sommes en train d’aller vers l’instauration totale d’un état de droit».

Le numéro un du TGI/Gombe comprend leur scepticisme, mais les invitent à faire confiance en la justice, gage du développement de la société :

«Je comprends le désarroi, l’incrédulité des uns et des autres. Nous avons évolué pendant très longtemps dans une république bananière. Maintenant que le chef de l’État veut instaurer un État de droit, les difficultés du début amènent certaines à ne pas y croire». Il veut pour preuve de cette absence de l’interférence du politique dans le judiciaire. «Nous vivons un certaine indépendance. Avec le temps, les gens se rendront bien compte que nous sommes en plein état de droit».

Les défis sont encore énormes, mais avec ce qui est déjà réalisé, le TGI Gombe s’installe comme la référence au sein de l’appareil judiciaire congolais.

Nous veillons pour que les procédures soient respectées, nous faisons de notre mieux pour que les droits des uns et des autres soient observés, nous veillons pour qu’il n’y ait pas d’abus. Nous sommes à la tête de cette juridiction pour que les juges fassent correctement leur travail, que le greffier qui tiennent l’administration, qui sont en amont comme en aval de la procédure, travail tout en respectant la procédure prévue. Nous veillons pour que ceux qui viennent chez nous, sentent véritablement la restauration de l’État de droit.

Joël Diawa

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